le sourire du printemps

Je me demande si ce printemps 2013, moins bruyant mais presque aussi étrange que le printemps « érable » 2012, aura bientôt fini de m'en faire voir de toutes les couleurs.

En plus de mes rencontres avec trois ratons laveurs [je n'ai noté ici que la dernière, mais les deux autres furent tout aussi étrangement fortuites et bizarres], bien des événements bousculent les actualités [ainsi que ma modeste vie] dans toutes sortes de folles directions.

Avec tout ça, je fais régime, légumes, riz, repos et autres douceurs pour me remettre des inconforts d'une gastro qui ne m'a pas beaucoup fait sourire cette semaine.

Quoi qu'il en soit, je suis sortie renifler un peu d'air [assez frais merci] tous les jours. Et c'est ainsi qu'hier matin, j'ai découvert avec plaisir que l'ail avait poussé. Je devrais plutôt dire qu'il tentait vaillamment de traverser le paillis de feuilles mortes que j'avais placé sur cette petite parcelle du jardin. J'ai doucement tassé l'épaisse couverture protectrice et dégagé les pousses toutes vertes et bien vigoureuses. Que voici.

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Yeah ! Nous aurons du bon ail bio à manger cet été. Avoir su que ça pousserait aussi bien, j'en aurais planté davantage.

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J'avais déposé les bulbilles en terre par une journée grise et de grands vents. C'était en octobre ou peut-être même en novembre [au meilleur de mon souvenir madame la présidente, pourrais-je affirmer nonchalamment devant la commission Charbonneau, arf], en tout cas, j'avais les doigts gelés et la goutte au nez, mes cheveux s'étaient détachés et ils volaient dans tous les sens. Peut-êre pour ça que le rang n'est pas très droit.

Je sais pas chez-vous, mais ces folles journées de printemps sont pleines de surprises. Hier en fin d'après-midi c'était tempête de neige. Il en a tombé longtemps. Épais. À mon réveil, la boîte aux lettres avait été fauchée par je ne sais quel zombie qui déneige la route à vive allure [à 70 km/hre au moins dans une zone de 50, une courbe en plus !]. La pauvre vieille toute rouillée gisait au sol. Et, déception, y'avait plus une seule pousse d'ail dans le jardin.

Mais ça fond vite. Vers les onze heures, j'ai vu apparaître ma petite troupe verte échevelée :

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L'ail va survivre, sauf quelques plants qui ont viré au jaune. J'aurais pas dû enlever le paillis. Tant pis. J'en planterai d'autre la semaine prochaine, pour une récolte d'automne.

Mais ce qui est bien avec cette plante, c'est que toutes ses parties sont comestibles : les jeunes feuilles, la fleur [divine], les cheveux [ou racines] et les gousses ou caïeux, bien évidemment. En plus d'être délicieux, l'ail de son vrai nom Allium sativum, bourré de valeurs nutritives et médicinales, peut être apprêté et conservé de multiples façons.

J'aurais bien envie de recopier ici quelques unes de mes recettes favorites, mais ça serait trop long, sans compter que mon dos fait encore mal, surtout quand je reste assise longtemps devant l'ordinateur.