114. propos diurnes

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capture d'écran/thème en chantier

je continue à « bouder » l'écriture au sens de littérature. En réalité, je ne boude pas vraiment. Disons que je suis en pause avec l'écriture : en pause avec le fait de retravailler mon dernier manuscrit, comme on me l'a proposé ; en pause avec le désir de commencer un nouveau roman ; en pause de poésie.

Paradoxalement, j'écris autrement : j'ai commencé une nouvelle très compliquée, que je construis à coups de « une phrase finement ciselée » à chaque jour qui passe ; j'ai repris mon journal papier et j'y dépose mes délires joyeux [parfois furieux] ou sulfureux.

Je n'abandonnerai pas mon journal papier. Jamais.

Sur la même lancée de ce qui a l'air d'une résolution de nouvel an [chinois], je sens que je ne me réfugierai pas sur facebook. Jamais. J'avoue avoir essayé twitter, abandonné très vite parce que. Ça grouille et grenouille trop vite, c'est trop présent partout. C'est juste trop. Peut-être un peu trop facile ? Je n'ai pas à juger de tout ça, juste à dire que je reste en dehors et que des fois je trouve que ça pousse le bouchon un peu loin au fond de la bouteille. Mais bon.

Je n'abandonnerai pas mon journal en ligne. Jamais. Aujourd'hui, je le sais.

Et je ne sais pas trop pourquoi [aujourd'hui], mais je n'irai pas me loger sur les plateformes de blogs comme blogspot, canalblog, etc., non plus. Ça serait comme remonter les rapides de lachine en ramant à l'envers, ça fait trop longtemps que je navigue dans mes propres eaux pour les abandonner, et puis je crois que ce n'est pas la place de mon journal. Je ne sais pas. Possible que je ne me sente pas à l'aise quand il y a trop de monde. J'aime le trop de monde, d'habitude. En personne, je veux dire.

C'est pour toutes ces raisons, qui n'ont de cohérences apparentes que pour moi, que je travaille depuis quelques jours à mieux structurer la présentation de mes petits billets quotidiens devenus hebdomadaires et parfois mensuels. Parce que j'ai tout rapatrié sous le même toit et que ça devient compliqué à gérer. 

Ça me faisait une bonne raison de ne pas écrire trop souvent sur le web. Mais ce n'était pas une raison.

Ce journal, c'est ça : écrire ce que je suis en train de faire, ce que fais, aime, aime pas, pourquoi je le fais, aime, ce que j'en pense, et le monde, les images, les rêves. Ça aide pour continuer. 

Ça soulage et allège de m'autoriser à écrire sur un sujet aussi trivial que la maintenance et la gérance de mes pages.

Ça m'aide à faire la paix avec l'écriture et la publication du vide apparent, ou pas, de certains billets qui reflètent cependant le jour qui passe [surtout quand le respect de mes proches ne me permet pas d'écrire « sur » eux, d'écrire ce que je vis avec ou sans eux. Je suis devenue plus que pudique avec tout ça]. Farouchement discrète, disons.

Pour le moment, je garde la ressource « commentaires ». À condition de lui trouver une fonction qu'elle ne connait/fait/joue pas encore. Tout cela est à réinventer.

N'ayant peur de rien, j'ai installé dotclear en local [avec le serveur mamp], ce qui me permet de faire des tests pour les incontournables geekeries qu'il me faut apprivoiser afin que le journal demeure lisible, valide et un minimum esthétique dans son apparence charnelle. Parce que le web, ça évolue très vite et sans arrêt. Un bout de code implanté avec des pincettes hier, et qui fonctionne comme sur des roulettes aujourd'hui, peut tomber en désuétude demain parce qu'un génie aura découvert une faille dedans et inventé un widget dix fois plus performant.

Conséquences. Ça me coûte cher. En temps et en argent, d'entretenir un site pareil. Mais j'assume. Parce que j'aime ça. Parce que c'est important pour moi.

Pas riche, je cherche une façon de diminuer les coûts [je n'achèterai plus jamais d'images sur fotolia, promis] afin d'être capable de continuer à nourrir le monstre glouton de bientôt 1700 pages. 

J'ai enlevé une fois de plus la pub de google adsense [remise en ligne une fois de trop] parce que ça sert à rien d'afficher des annonces qui ne te paient pas si tu n'as pas des milliers de lecteurs par jour. Je n'aurai jamais des milliers de lecteurs par jour. Ce qui revient à dire que je faisais de la pub gratuite à des entreprises. Absurde. À date j'ai gagné la coquette somme de $39.47us, somme qu'ils ne me paieront « jamais » parce que le seuil de paiement est fixé à $100.00us. J'avais mis un bouton flattr à l'essai. Je l'ai enlevé tout à l'heure pour les mêmes raisons, question de nombres. Question de chiffres. Pas de lettres.

[note ajoutée le 26 février : j'ai remis la pub. Juste un peu. On sait jamais. Avec mon premier chèque de $100,00 dans dix ans, je pourrai nous acheter une bonne bouteille de champagne. C'est toujours mieux que rien... :-))) ]