87. ciel blanc

Un autre matin sous un ciel blanc comme la page, tirant un peu sur le gris pâle. Je reviens, je repars. Peu d'images. Cela frise l'égoïsme le plus indécent puisque je m'étais enfin équipée pour faire des photos dignes de ce nom. Pas un appareil pour professionnel, mais presque. Une manière d'entre deux, probablement. Et ces nouvelles images, je ne les publiais pas. Comme si je n'osais pas. Pudeur ?

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Cette acquisition remonte à un autre jour blanc de janvier et ce jour-là, qui était sous la neige, j'ai craqué [par besoin, héhé] pour un appareil réflexe numérique de Canon Rebel XSi. Qui se défend très bien. Le son qui éclate quand j'appuie sur le bouton pour « poser » m'enchante. J'adore ajuster manuellement la lentille avec la main gauche à demi ouverte, paume vers le haut. Et tenir la machine devant l'oeil droit pour « viser » la cible à capturer [pour la mise au point, le cadrage et tout ça], c'est un pur délice. Jamais aimé faire des photos à bout de bras, comme avec mon petit Olympus que j'ai maudit cent fois à cause de ça, mais qui m'a bien servie. Et qui me servira encore d'ailleurs, la preuve ? En examinant l'image agrandie [faut cliquer dessus] je vois que mon rebelle est tout poussiéreux : pauv'tit, il a passé deux semaines sans nettoyage, sans jamais se faire ranger dans son étui. 

***

Levée tard. Après le café, je sortirai faire des courses incontournables au marché Jean-Talon. Je reviendrai, en mode exploration, par les ruelles en quête des trésors oubliés, de branches chargées de verts bourgeons bourgeonnants ou de petits morceaux de ciel blanc à immortaliser dans les pages de mon journal. 

À tout à l'heure ou demain, avec les images de ce beau samedi. J'ai certainement fait là ma plus grosse dépense de l'année, côté technique. Me sens vaguement coupable. Quoique.

« Celui qui veut entretenir en soi le désir de continuer à vivre et la croyance en quelque chose de plus délicieux que les choses habituelles, doit se promener ; » [Proust : La Prisonnière]