Il en faut, pour continuer d'avancer malgré la solitude, le froid et l'indifférence généralisés. Je n'ai pas fini d'étudier la question de la permaculture, et principalement celle de la permaculture urbaine, puisque j'ai fait le choix d'habiter la ville dans mon île préférée, et que je suis en paix avec ce choix. 

J'ai compris assez vite que la permaculture, ce n'est surtout pas une simple méthode de jardinage. C'est un sujet très vaste basé sur des questions éthiques qui me préoccupaient depuis pas mal de temps. Je ne m'y sens donc pas trop en terrain inconnu.

L'aspect design urbain, en permaculture, m'intéresse tout particulièrement. Et le jardinage écologique aussi, bien entendu, mais de ce côté là, j'ai déjà appris pas mal de choses lorsque je vivais à la campagne.

Si, comme le dit Bernard Alonso, dans l'extrait que j'ai cité hier, on doit commencer « en s'informant et en se transformant », je constate que plus je m'informe à des sources variées et différentes, mieux je suis et serai informée. Ainsi je n'en serai que plus et mieux transformée. Mais c'est bien beau de se transformer, encore faut-il que les transformations tiennent la route et durent. 

Sans toutefois tomber dans les extrêmes, ou dans un fanatisme miteux. La permaculture, ce n'est pas une religion ni une secte. Pour moi, il s'agit d'une manière [parmi d'autres] d'apprendre à vivre mieux. 

Je développerai davantage ce que je retiens de mon apprentissage, en autodidacte, de la permaculture quand j'aurai intégré toutes mes lectures et retenu ce qui me concerne et me convient. Sans oublier de faire une liste de tous les liens et références pour partager mes belles découvertes.

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Cela dit, la réédition de mon cher journal en ligne, c'est bien beau, mais c'est monstrueux comme travail. Je ne ferais que ça, durant des journées de huit et dix heures et ça me prendrait des semaines. J'aime bien rééditer au jour le jour la même date du mois en cours. Mais parfois je n'ai pas le temps et alors je sacrifie autre chose et je le fais. Pour ça que je suis à jour. Tous mes 8 février sont en ligne, chef. Oui chef. 

Mais aujourd'hui, j'avais un peu de temps libre et surtout l'envie de progresser plus rapidement, question de ne pas passer un an là-dessus, alors j'ai décidé de faire le plus possible de pages à l'avance et peut-être même deux ou trois mois en un. J'ai donc fait le reste de mes févriers 2008, 2007 et 2006 entre hier soir et ce midi. Les billets sont en attente de publication et je les remettrai en ligne quand le jour ji sera venu.

Il me restera février 2005 (6 pages), février 2004 (11 pages), février 2003 (20 pages, aouch), février 2002 (14 pages) et février 2001 (20 pages re-aouch). Pour un total de 71 pages en je ne sais pas combien de jours à réviser et rebidouiller ! C'était quoi l'idée d'écrire aussi souvent et surtout d'aussi longues et anarchiques pages qui sont d'une complexité folle à déménager ?

Avec tout ça, c'est pas demain que j'aurai le temps de cultiver mes tomates [au soleil - eille].

Ajout en fin d'après-midi

Ces paroles de « La serveuse automate », ce n'est vraiment pas un hasard ni une coïncidence si je me suis mise à les fredonner en terminant ce billet. L'un devait sans doute appeler les autres, à mon insu. Quand je repique mes vieilles pages de journal / j'ai pas demandé à venir au monde / j'ai pas envie d'faire comme tout le monde / j'travaille à l'Underground Café / j'suis rien qu'une serveuse automate / ça m'laisse tout mon temps pour rêver / même quand j'tiens plus debout sur mes pattes / j'suis toujours prête à m'envoler / j'travaille à l'Underground Café.

Un jour vous verrez la serveuse automate / s'en aller cultiver ses tomates / au soleil - eille.