18. le point

Faire le point. Mettre de l'ordre en moi et autour de moi. Hier j'écrivais que je voulais m'abandonner aux mouvements de la vie. Comme pour mieux me glisser dans un futur que j'ignore. On aime à penser qu'il sera meilleur que le présent.

En choisissant de vivre les émotions telles qu'elles se présentent, j'ai commencé par le plus difficile : traverser la peine. On dit aussi tristesse, chagrin, douleur, déception. Bien d'autres synonymes pourraient s'appliquer. Vivre là-dedans sans savoir combien de temps cela durera, ni si je saurai le surmonter, et le dépasser. OK.

Hier et aujourd'hui, ce fut lourd. Pesant. Au moins, j'ai fait l'effort de préparer la maison pour les visiteurs éventuels en faisant du ménage, j'ai fouillé les petites annonces. Moi qui ai toujours préféré vivre en hauteur, je cherche maintenant un rez-de-chaussée avec un petit jardin, une corde à linge, des arbres. Une simple location pour un an et après, je verrai. Si possible en face d'un parc, ou pas trop loin.

C'est dur de quitter la campagne. Mais j'accepte. J'ai eu du bon temps, j'ai appris beaucoup. Malgré tout, je n'y étais pas à ma place. Une petite voix me souffle : « y a-t-il une place pour toi quelque part en ce monde ? » Et sans hésiter, je réponds oui. Je ne veux pas en douter : ma place se trouve auprès des personnes que j'aime.