141. soliloquium

J'ai tapé « soliloque + définition » dans la barre de recherche de Google.ca et le premier site en tête de liste fut Answers.com, avec cette définition :

SOLILOQUE : nom masculin (bas latin soliloquium)

    * Entretien de quelqu'un avec lui-même.
    * Discours de quelqu'un qui, en compagnie, est seul à parler.

J'ai mal à la tête. Le trio yeux-nez-gorge qui picote, très irrité. Très mal dormi. Allergies d'automne. Fatiguée morte, je me suis couchée trop tard. Nausées en prime.

Je retourne à la liste de Google, pour soliloquer. En deuxième place, le verbe :

Depuis que je lis le dictionnaire d’Absurditis, je soliloque avec élégance et je m’enregistre. Tu veux que je te prête une de mes cassettes ?

Soliloquer : verbe. Se parler à soi-même, seul ou en présence d'autres personnes.

Je ne connaissais pas Absurditis.com, un dictionnaire où « vos délires font désordre ».

Qui a dit que chercher dans Google n'était pas un remède pour le mal de tête ? En troisième position, toujours pour la recherche « soliloque + définition », je trouve « Cette fille-là », sur Catapulte.ca. Inutile de cliquer sur ce lien pdf, il est mort. Par contre, dans la version html [dossier d'accompagnement de Joan MacLeod, traduction d’Olivier Choinière] : une pièce de théâtre écrite sous forme de monologue et de soliloque. À la page 25, je découvre les éléments que voici :

Qu’est-ce qu’un soliloque ?

Discours qu’une personne ou un personnage se tient à soi-même. Le soliloque, plus encore que [le] monologue, réfère à une situation où le personnage médite sur sa situation psychologique et morale, dévoilant ainsi, grâce à une convention théâtrale, ce qui resterait simple monologue intérieur. La technique du soliloque révèle au spectateur l’âme ou l’inconscient du personnage : d’où sa dimension épique et lyrique et son aptitude à devenir un morceau choisi détachable de la pièce et ayant valeur autonome. (source : Dictionnaire du Théâtre, Patrice Pavis, Éditions Dunod, p : 332-333).

Ma recherche googelienne se termine sur le quatrième site que je ne citerai pas, il s'agit du lexique d'un blog qui définit les blogs.

J'ai de plus en plus mal à la tête et le nez qui coule. Vite un mouchoir. Fin du soliloque où l'auteur une personne ou un personnage n'a pas révélé au lecteur spectateur l'âme ou l'inconscient du personnage.

La journée passe, les allergies diminuent. Ça va mieux. J'ai presque fini de préparer tout ce que je veux apporter à Montréal demain. Souliers, quelques vêtements, livres, ordi., et des légumes. En cherchant comment préparer les petits oignons blancs afin de les conserver plus longtemps que deux à trois semaines, j'ai trouvé un petit bidule appelé dollmaker.

Et voilà que, à défaut de dévoiler mon âme en soliloquant, je me suis amusée à faire mon autoportrait. Un rien m'amuse.