123. où ça ?

Je me retrouve un peu fatiguée ce dimanche matin, après une semaine de rangement, nettoyage, démarches incontournables et diverses pour me séparer d'une maison et en conquérir une prochaine.

À l'âme des maisons que j'ai habitées, je reste aussi fidèle et aimante qu'en amour et en amitié, même si des fois je mets un peu de distance physique entre l'autre et moi quand vient le moment fatal, immoral, animal, la grande scène finale, juste avant de s'entretuer, héhé.

Je mentirais si je me cachais à moi-même la fatigue supplémentaire qui fait du bien, secondaire aux plaisirs d'hier, soir de grand dîner, où j'ai préparé trois fois trop de bouffe. C'était sans doute la dernière soirée mémorable avant mon départ. Avec le reste du gros poulet et ses à côtés, j'aurai à manger pour la semaine, c'est pratique. Il reste même de cet excellent saumon fumé frais attrapé à la poissonnerie Falero et de l'Antipasto improvisé de fruits légumes-saison qui l'accompagnaient : amours en cage [cerises de terre dans leur pelure], figues en quartiers, tomates pas plus grosses que des petites patates coupées en deux dans le sens de la longueur, et au milieu du plat, une montagnes de grosses framboises. Six demi-tomates sont en train de caraméliser dans le four, selon une vieille recette provençale, le lave-vaisselle fait son travail sans se plaindre. Dommage, les cerises de terre n'étaient pas tout à fait assez mures, mais c'était pas grave.

Après avoir nettoyé à la main les casseroles et les assiettes à dessert délicates, déjeuné, et m'être remise à l'emballage, j'ajouterai quelques photos sur cette page : peut-être les bébés chats, s'ils daignent sortir de leur chambre, et certainement les feuilles d'automne qui s'éclatent de couleurs chaudes dans mon vieil érable.