55. amour zé mystères

Ferdinand-Maximilien Brokof : Ange en bois sculpté [1719], église Saint-Gall

Me voilà éperdument amoureuse d'un homme que je n'ai jamais vu. Il s'agit, et je ne pourrai pas vous le cacher bien longtemps, de Ferdinand-Maximilien Brokof [ou Brokoff].

Et tout cela, c'est la faute à l'ange baroque qui passe, ici présent. L'image est donc cliquable, si vous voulez le voir de plus près. Quelle histoire. Je le vois dans ma soupe, partout. Je ne rêve plus qu'à lui.

Ce qui aggrave les faits et circonstances atténuantes, votre honneur, c'est que je ne sais rien sur lui sauf qu'il a sculpté cet ange en bois en 1719. J'ai cherché sur Google, rien trouvé, sinon pas grand chose sauf son nom dans des listes de noms. Et des liens vers ma propre page 54, ce qui ne m'apprendra rien de plus, et ça me fera les pieds. Héhé.

Il y avait bien un site répertorié dans Google [pas eu une minute pour fouiller avec les autres moteurs de recherche], un beau document, qui en parlait très brièvement, mais je n'arrive plus à le retrouver ; j'avais pu y apercevoir cet ange, c'était en format pdf, et on y mentionnait le nom de son créateur, mais il était derrière des barreaux [l'ange]. Il serait à l'église Saint-Gall, à Prague. Mais quand je cherche Prague ou l'église Saint-Gall, ou parmi les anges baroques, je ne le trouve nulle part. C'est comme un grand labyrinthe, parfois. L'internet.

Et dans mes vieux livres d'histoire de l'art, on indique seulement les Brokoff – au chapitre sur la sculpture baroque, à Prague –, à la même époque. Mais aucune image de cet ange incroyable.

Ferdinand-Maximilien avait donc des frères, cousins, parents ? Je sens que j'irai très bientôt faire une tournée d'amoureuses recherches à la grande bibliothèque.

Je n'oublie pas pour autant mon inventaire. Pas eu le temps hier et aujourd'hui, c'était pause biblio. Demain, peut-être, avec les N, les O, et le reste.