45. le grand m., jour 6 [l'espoir]

Musique du jour :

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Les lecteurs de ce journal doivent en avoir assez de ce grand ménage. Et pourtant je suis encore loin d'en voir la fin, qui annoncera probablement une pause nécessaire. Le plâtrier commence demain matin à réparer les murs et plafonds, le menuisier viendra lundi pour réparer et réinstaller les vitraux et ensuite le peintre apportera ses pinceaux et rouleaux pour étaler mes couleurs [top secrètes].

Je suis prête à vider et nettoyer la chambre violette, devenue bureau d'un côté, mais de l'autre c'est encore l'ex-repaire de mon fils qui y a laissé presque toutes ses affaires d'ado et ses livres et vieux vêtements, qu'il veut conserver, sans toutefois se décider à les transporter chez-lui. J'envisageais de tout mettre dans des cartons moi-même mais je n'ose pas. Ça me chavire le coeur à l'envers totalement.

Je suis sortie acheter de nouveaux souliers, ainsi j'aurai moins mal au pied droit. Me suis tourné et foulé le gros orteil de ce pied si souvent que ces derniers temps je boitais à cause de la raideur, et la douleur, parce que je marche trop et j'avais de très mauvais souliers qui ont dû compliquer le problème. Au retour, je me suis arrêtée chez le disquaire et acheté un cd de Françoise Hardy avec ses vieilles chansons datant de 1962 à 1967. Full nostalgique. Et ça me ramène au reste du grand ménage à faire, celui des amours et amitiés décadentes, certaines devenues quasi inexistantes. En écoutant L'amitié, j'ai recopié les paroles une par une, le texte est de Jean-Max Rivière, et la musique de Gérard Bourgeois. © 1965 - Disques Vogue :

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leur cœur est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez-moi
Et toi aussi tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez-toi
Chauffer mon cœur à ton bois