43. le grand m., jour 5

Le soir du 30 mars : la Troisième symphonie de Mahler par l'OSM, sous la baguette magique secrète et envoûtante comme un jardin zen de Kent Nagano, en concert à la salle Maisonneuve.

Ce samedi après-midi 2 avril : Der Rosenkavalier [Le Chevalier à la Rose], de Richard Strauss, par l'opéra du Metropolitan, en direct de New York. À la radio.

Ma chambre étant redevenue un tendre refuge suffisamment ordonné et propre pour y rêver, dormir, et aimer en paix – j'y mettrai de la couleur plus tard –, j'ai entrepris ce matin le grand ménage de la bibliothèque qui occupe tout un mur de la pièce double qui sert de salon d'un côté, et de bureau de travail de l'autre.

J'ai transporté tous les livres dans l'ex chambre aux murs violets où j'avais, il y a quelques mois, installé mon seul et vrai bureau d'écriture. Les ai empilés à la verticale à droite de ma table de travail. Et je les vois du coin de l'oeil s'accrocher sur le mur lisse comme des plantes grimpantes. Rien jeté. Demain, grand inventaire des revues, dossiers, articles, cartables, notes de cours, bottins et vieux vinyles. Et le reste [les trois tablettes du bas mur à mur].

Cette nouvelle opération tient davantage de l'inventaire que d'un vrai ménage. Je ne lave pas et laisse la poussière s'envoler de tous côtés et bords entremêlés, fenêtres fermées, parce qu'il a plu toute la journé. Et j'éternue. Je redécouvre des trésors oubliés que j'ai envie de relire ad nauseam. J'ai succombé trois fois, my love.