180. connexion, fragile !

Message d'alarme : la connexion au réseau risque de s'interrompre dans les prochaines heures, jours, semaines, mois... qu'en sais-je. Je sais. Je ne suis pas la seule. La plupart de blogueurs se meurent. Ceux qui ont déjà disparu, on n'en parle plus. Balayés. Oubliés. C'est fou comme la mémoire est courte et moribonde. Personne n'en parle plus. Parmi ceux qui durent, certains tristes et trop bavards personnages, j'ai pas envie de les lire. Et puis il y a toutes les autres magnifiques écritures que personne n'oubliera jamais qui s'essoufflent et se posent mille et une questions ; et c'est normal. Toujours, il y aura des grandes gueules que je ne supporte pas [annie souffre d'allergies fulgurantes aux petits dictateurs qui poussent avides de pouvoir sur les bords des trottoirs et qui imposent leurs lois à tout venant]. Alors me disais-je, autant essayer d'écrire encore quelques propos avant de voir les meilleurs journaux et blogs mourir de leur belle mort et murmurer le divin bon débarras le diable s'en va pour les uns, et nos plus affectueux adios hasta luego et moult tam ti des rams ti des rats pour les autres. Fin de la montée de lait.

Écrire sur l'Internet c'est crier l'éternelle insatisfaction d'une oeuvre qui ne sera jamais écrite. [Annie Strohem, in Essais sur les premiers blogopithèques du XXIe siècle, Éditions du Chat qui dort, Kamouraska, 2004]

Quoi qu'il en soit, je suis passée, lors de ma courte escale dans la grande ville rouge brique et putride - entre deux courses zurgentes zé essentielles, au marché Jean-Talon repérer les végétaux à planter dans le grand jardin là-bas : fleurs, fruits, légumes, et autres bidules qui se laissent joyeusement enterrer dans la terre et qui finissent par pousser à coup d'amour et d'eau fraîche. Mais les plantations, c'est pas avant deux semaines, Sir, parce que dans les hauteurs, il y a encore risque de gel au sol, Sir. Yes, Sir.

Et pour ceux que ça intéresse encore, deux autres pages de mon premier journal, celles du 24 et 25 septembre 2000. Je me demande encore pourquoi je me suis entêtée à changer le titre et la mise en page trois ou quatre fois. Ce journal-là me semble plus moderne [même s'il est fait avec la bonne vieille méthode des tableaux - quelqu'un se souvient-il encore des tables, tr, td, et compagnie ?], avec le peu de moyens que j'avais, que ce que je fais maintenant. Pas à dire, c'était le bon vieux temps, --- et aucune css, ni rien. Pas jeune, mais pas moche. Bref et trève de nostalgie, c'est l'un des premiers et indubitablement le meilleur des blogs francophones, dixit le Nouvel Blogservateur [et devinez c'est qui l'éditeur ?]. Souriez, vous êtes aux Insolences d'une Webcam.