89. soleil

Curieux samedi. Légère nausée vaguement euphorique. Angoisse et vertige mitigés. J'ai croqué des noix. Mangé du chocolat noir, des truffes. J'ai rien fait d'autre, enfin pas grand chose.

J'ai notamment bricolé un petit formulaire pour vous. Si vous avez envie de m'écrire. Je vous lis toujours attentivement. Et je réponds [si je veux, arf] le plus rapidement possible, même si parfois je laisse décanter, passer du temps, ou que j'en oublie. Il ne faut pas croire que je n'ai pas d'intérêt ou que vous me « dérangez ». Je prends énormément de plaisir à recevoir et lire mon courrier. J'y découvre parfois d'étonnants phénomènes de synchronicité et des coïncidences fort étranges et des affinités sur le plan des lectures, des pensées ou même de l'écriture. Et sur le plan humain, aussi. Il semble exister un réel phénomène de communication profonde [télépathie ?], enfin tout un brassage de neurones entre les gens qui se rencontrent sur le web. Le formulaire est plus facile que le traditionnel e-mail et il vise surtout à limiter les spams [eh oui, malgré le filtre anti-machin, j'en reçois encore tout plein, les vendeurs de teenage girls toutes nues et de pénis rose bonbon qu'il faut élargir à tout prix sont tenaces comme la teigne et puis je dois bien avoir encore des adresses e-mail qui traînent un peu partout, mea culpa, je vais faire mon petit ménage bientôt].

J'ai bien travaillé hier soir : écrit un court poème dans mes Carnets d'hiver, « danse au soleil ». Je sais, j'avance pas vite, j'espérais écrire un poème par jour. Déception. Tant pis, je continue. Le soleil m'a fait un bien fou. Flâné dans le kimono vietnamien, offert par D., tout la sainte journée. Ce soir, c'est couscous merguez et vin rosé, gâteau au chocolat et grand repos.