79 é.rotisme

Je me représente le ciel lui-même glissant, tournant et se perdant. Le soleil, comparable à un alcool, tournant et éclatant à perdre la respiration. La profondeur du ciel comme une débauche de lumière glacée se perdant. Tout ce qui existe se détruisant, se consumant et mourant, chaque instant ne se produisant que dans l'anéantissement de celui qui précède et n'existant lui-même que blessé à mort. Moi-même me détruisant et me consumant sans cesse en moi-même dans une grande fête de sang. Je me représente l'instant glacé de ma propre mort.

[Georges Bataille]

Pas le temps d'écrire. Je lis Bataille : La pratique de la joie devant la mort. Et cet après-midi, Madame Edwarda.