68. de quelques obsessions

J'ai recommencé à nourrir l'espoir d'installer un second blog dans la marge pour avoir enfin mes notes marginales, notes qui s'archiveraient en même temps que la page du jour. Le vent était vraiment fort aujourd'hui, au point de me dénouer les cheveux et de détacher mes souliers. Les notes en marge, je sais que c'est une idée fixe que j'ai, une sorte d'obsession. Mais que voulez vous, je suis ainsi faite. Et puis j'ai classé des documents pour réorganiser mon bureau, payé des factures. J'ai aussi téléphoné à la fondation des maladies du rein pour faire récupérer ma vieille voiture [on fait un don et ils partent avec, écrapoutissent la minoune, et la vendent pour son poids de ferraille - j'imagine]. La petite nouvelle me sera livrée lundi prochain. J'ai hâte. Ah, cette histoire de marginalia, quand j'ai une idée, ça ne me lâche pas, il faut que j'aille jusqu'au bout. Et le pire c'est que j'y vais, peu importe le degré de difficultés. J'ai aussi un peu travaillé sur le design de ce journal, rien ne presse. Et j'ai constaté avec le temps que mon niveau de réussite est proportionnel aux difficultés que j'ai à surmonter. Autrement dit, plus j'en arrache, mieux je réussis. C'est peut-être parce que je concentre toutes mes énergies au même endroit. Je ferai cuire du poisson pour ce soir. Avec du riz. Mais il faut que l'obsession soit présente et récurrente. Peut-être pour ça que mes amours finissaient en queue de poisson. Jusqu'à aujourd'hui.