60. o soie

J'ai dit que j'écrirais tous les jours et voilà que non. Rien. J'ai appliqué une forme de contrainte à mon journal papier hier soir : pas plus d'une page par jour dans le cahier rouge au lieu de trois, cinq, ou dix parfois [c'est trop et ça dilue, et ça finit par tourner en rond]. J'ai aussi commencé un autre projet dans mon cahier bleu à reliures spirales, cadeau de A, et le résultat est fort étonnant. Des idées qui ne me seraient pas venues devant cet écran, en tout cas. C'est bon. En puis j'ai bien avancé dans le design de mes Carnets d'hiver. Je commencerai peut-être à mettre de la poésie en ligne vers le 21 novembre au lieu d'attendre décembre, j'ai trop hâte, et puis je cesserais vers la mi-mars, pour avoir tout de même mes quatre mois. Pourquoi quatre ? Ça, c'est mon secret. Je n'ai encore rien écrit pour ce cahier puisque, comme je le fais avec ce journal, il faudra que le texte soit écrit directement sur l'ordinateur le jour de sa publication, pas le droit de faire un brouillon sur du papier, quitte à y faire des retouches par la suite. Quoi qu'il en soit, je passerai ce beau dimanche après-midi dehors. Encore manger, encore discuter. Encore rencontrer du monde. Si je m'écoutais, je ne sortirais plus de la maison parce que j'ai trop à faire ici. Mais la vie sociale, les contacts humains [chaleur, partage, bisous et tout], c'est difficile de vivre sans bien longtemps. Le truc c'est de choisir des amis avec qui on se sent bien. Et les gens que je fréquente, eh bien on dirait qu'ils sont fabriqués en pure soie de Chine ou encore en chocolat, en tout cas tout doux et tendres dedans, dehors et tout le tour ; et fous aussi, ils me font du bien. Je reviendrai peut-être écrire un peu ce soir. Si.