261. viens dans mon jardin

Matinée douce à écouter la radio, les vieux chansonniers québécois, le beau « Viens dans mon jardin » de Claude Gauthier me touche chaque fois au coeur comme si c'était la première. Matinée chaude. Mal aux oreilles, surtout la gauche, et la tête lourde. Au moins j'ai pu dormir jusqu'à dix heures du matin. Et j'avais du café. J'ai fait de la confiture de griottes. Que serait la vie sans les petits fruits rouges ?

Drapeau de Louis VII

Et puis en bonne québécoise qui ne renierait jamais une partie de son sang [la pas sauvage], j'ai accroché mon fleurdelisé à la grille du balcon avant. Rêvé de liberté. Rêvé que quelqu'un quelque part se décide à faire de ce Québec un vrai pays francophone. Un jour. Le seul en Amérique du Nord, et du Sud. Pris des comprimés, et un long bain tiède. Une fois que je serai élégamment habillée et parfumée, j'irai faire un tour dans le Mile End pour me perdre un peu dans la foule et danser sur de la musique latino, africaine et caetera jusqu'au petit matin.

Je souhaite un bonne Saint-Jean à tous les vénérés lecteurs de ce journal intime qui ne l'est pas [intime] mais qui n'est surtout pas fictif. J'observe une différence importante entre le fictif et la fiction. Quand je lis et quand j'écris aussi. Si un journal est fictif, c'est qu'il décrit une réalité inventée ou imaginaire, alors que la fiction qui apparaît dans un journal est une création de l'imaginaire qui ne décrit pas la réalité. Un exemple avec mon mal d'oreilles : il n'est ni fictif ni fiction, le « ça fait mal », c'est la réalité brute... à moins de l'inventer, ce qui serait fictif. Mais j'oserais jamais. On pourrait cependant mettre sur ce journal un petit avertissement comme pour les arachides sur les paquets de biscuits : attention, peut contenir de la fiction.

Bisous doux !