259. fragile ?

Ce deuxième troisième cahier de mon journal en ligne a eu un an le 20 juin. Un an sans chandelles et sans faire de bruit. Sans fête et sans tra la la. Il a fait chaud. J'ai travaillé dehors pour finir de planter mes fleurs. Eu envie d'en faire la liste en latin. Demain, peut-être. Le journal ? Pas si fragile que ça. Et puis en décembre ça fera trois ans. Il y a eu des arrêts et des reprises. Davantage de doutes que de certitudes. Dans mes rêves la nuit dernière, j'ai fait une fort belle rencontre. Un homme tendre et rassurant qui disait préférer Annie à Françoise. Il était debout. En ce moment il doit dormir et je suis là à lui écrire. La nuit, il est debout devant moi. Il a un peu chaud. Il ouvre la fenêtre. Dehors il y a ce chat et la lune et après il dormira bien. Hier dans le rêve il était plus grand que moi et un peu bronzé, propre avec une bonne odeur douce. Rasé et sa joue ne piquait pas, je sais parce que j'y avais posé mon front, juste effeuré. Et aussi il n'avait pas beaucoup de cheveux mais pâles comme le foin séché, la paille rousse bien dorée au soleil d'été. Plus vieux aussi. Comme mûr. L'image importait moins que la sensation de sa présence enveloppante comme celle d'un grand bateau. Mais l'image était là, imprévisible et forte. Il est tard, je vais dormir. Il doit exister un canal secret de communication entre les ordinateurs et les rêves et les gens, les étoiles jaunes et rouges.