190. trouver une fleur, ça presse

    Mais la littérature, qu'il s'agisse d'écriture pour l'auteur ou de lecture pour le public, s'accomplit dans l'instant, et de là vient le plaisir. Écrire pour l'avenir, si ce n'est pour faire semblant, c'est se tromper et tromper autrui. La littérature est faite pour les vivants, elle est même l'affirmation des vivants de l'instant. Cet instant éternel, reconnaissance de la vie de l'individu, c'est la raison d'être inébranlable de la littérature pour la littérature, s'il est encore besoin de chercher une raison d'être à cette immense liberté.     [Gao Xingjian, traduit du chinois par Noël et Liliane Dutrait, 2000]

Il y a quelque chose d'exaltant à citer de tels mots, juste le fait de les recopier donne du plaisir. Écrire, transcrire ou encore lire à haute voix, c'est autre chose que lire pour soi sans même remuer les lèvres. Ça fait vivre autrement le texte en l'ouvrant à une autre dimension. J'aime l'avoir fait. Je recopie pour me souvenir, et pour partager. Pour que cela soit lu, que ça parte ailleurs.

Et puis je relirai Rimbaud, parce que « l'étoile pleure rose ».


Entendu à la radio, vers 17:15 : Ne pas avoir peur d'envoyer paître le lion et de lui faire boire du lait de girafe [ou quelque chose comme ça]. Pas eu le temps de saisir le nom de l'auteur.

Reçu en cadeau : des centaines de fleurs en images. Et un gros bouquet de fleurs fraîches. Et c'est même pas ma fête.