Le temps passe vite. En passant, je me demande bien pourquoi on dit du temps qu'il « passe ». Comme on dirait « passe-moi le beurre », ou « n'oublie pas de passer à la bibliothèque, tu as des livres en retard ». Le temps « passe » peut-être à cause du mouvement des aiguilles autour du cadran, ou de la course de la terre autour du soleil. Dire qu'il y a encore plein de monde qui croient que c'est le soleil qui nous tourne autour. Ou que la terre est plate. Mais si la terre était plate, le temps ne risquerait-il pas de tomber en bas à chaque fois que le soleil « passe » pour aller se coucher ? Le soleil va-t-il vraiment se « coucher » chaque soir ? Encore un autre verbe dont on fait un usage bizarre. Comme si un astre brûlant pouvait avoir un lit ! On dit tout et n'importe quoi, des tas de clichés insignifiants sans jamais y penser.

hibiscus mauve au jardin

Quoi qu'il en soit, j'ai fait ces images de l'hibiscus le 31 juillet. Dimanche dernier. Et je n'ai pas pris une seule minute pour les coller dans ce journal. Procrastination. J'y ai pensé chaque jour, mais je ne l'ai pas fait.

Ou débordements de fainéantises dues à la canicule. Fait chaud à Montréal ces jours-ci. Les plantes ont tout le temps soif. Et moi donc. Alors je nous donne à boire.

hibiscus_l'arbuste

Aujourd'hui, pas fait de photos de fleurs, il vente un peu trop et je n'ai pas de trépied [1]. Il reste encore quelques belles hibiscus mauves pour le plaisir des yeux, mais le gros de la floraison est terminé, les fleurs sont presque toutes fanées et repliées sur elles-mêmes comme des petits mouchoirs qui auraient envie de décorer la poche d'un garçon d'honneur au mariage d'une princesse mauve. Mais sans photos, je ne peux pas vous les montrer. Faudra les imaginer.

hibiscus:zoom sur l'arbuste

Note

[1] Comme si les trépieds étaient capables d'arrêter le vent, elle raconte n'importe quoi !