Quand j'écris le numéro d'un nouveau billet dans l'espace « titre » de ma
plateforme de publication [ce cher dotclear, pour ne pas le nommer]
l'insoutenable intelligence mnésique de la machine me propose automatiquement,
dans un petit menu déroulant, les titres de trois billets portant le même
numéro. Par exemple, c'est ainsi que j'apprends à l'instant même avoir déjà
écrit trois pages 89 portant ces jolis titres : « la flûte enchantée », «
temps, mémoire, écriture, fiction » et « pause poésie ». C'est amusant et
parfois un peu affolant quand je n'ai aucune idée précise du titre que je
donnerai à un texte que je n'ai souvent même pas commencé à rédiger
mentalement. Il n'est pas rare que je m'installe au clavier [quand ça m'arrive
rarement de le faire, héhé] avec un embryon de sujet ou seulement une idée ou
un fait à noter, ou encore juste quelques photos de fleurs à déposer dans mon
journal, comme cette branche de fleurs de pommier qui n'a pas été facile à
capturer sous le vent du 4 mai 2010.

Pour en revenir aux titres de mes trois pages 89, j'avoue les trouver bien
jolis. Et si je retournais lire ces billets, qu'est-ce que j'y découvrirais ?
Des choses à cacher, à montrer, à brûler, à jeter, à revamper ou à laisser
telles quelles ? Afin de savoir en quelle année ou dans quel cahier je les
avais écrits, j'ai fait appel au moteur de recherche Google [celui de ce
journal qui est supposé être bien payant mais qui ne m'a pas encore rapporté un
seul sou vaillant, paraît que ça peut prendre des années]. En plus, ma flûte
enchantée, je ne l'y ai même pas trouvée, rien sur la page temps, mémoire...
non plus. Bizarre. Peut-être qu'elles ne sont tout simplement pas encore
passées dans la machine de la réédition pour se faire re vamper, amputer,
recopier, re coder, torturer, sélectionner et j'en passe. Même pas. Mais toute
cette opération de la réédition du journal commence à me peser sur le dos. Ça
prend du temps et des énergies que je n'ai pas tous les jours. Mais on va s'en
sortir. J'ai fait des journées intensives de copiage-collage et j'ai enfin
terminé le repiquage de toutes les pages sous DC. Il reste à importer les
images, corriger les codes et autres redondances et puis à republier les
billets [de septembre à décembre 2000, et du 25 mai 2001 jusqu'à fin décembre
2005].
J'ai l'air de ne faire que ça, bidouiller toute la journée me direz-vous,
mais non. La preuve, je n'ai pas abandonné l'idée de la permaculture urbaine,
même si je n'ai pas poursuivi sur ce thème dans un nouveau billet. J'en
reparlerai bientôt, promis. D'ici là, j'ai demandé à quelques plantes de faire
la pose pour la photographe pendant qu'elles prenaient le chaud soleil de mai
dans leurs pots en grès rouge sur les marches de l'escalier.

Pour ceux que ça intéresse, voici les liens conduisant vers les titres en
question. Question de savoir si les libellés correspondent un peu au contenu :
89. la flûte enchantée,
89. pause poésie,
89. temps, mémoire, écriture, fiction.
[Mes plus plates apologies au moteur de recherche : les pages nons trouvées
n'avaient effectivement pas encore été remises en ligne. J'ai dû le faire pour
respecter la cohérence de la proposition ;p]