29 décembre, 11h50 :

J'aime que l'année 2011 finisse un samedi. C'est précis, net, clair. Ça arrive juste.

Ce que j'aime de 2011 à part ça ?

Que son avant avant-dernier jour commence avec un grand ciel bleu. 

15h30 :

Qu'elle finisse, même si elle n'a pas été totalement pourrie.

[À cet instant précis où j'écris, j'ai un peu plus de « j'aime pas » que de « j'aime » qui remontent à la surface ; pas facile de trouver des « j'aime » pour cette année 2011, mais elle est pas encore finie, j'ai le temps. Je ferai une autre page pour les « j'aime pas », à travailler en simultané, héhé]

16h00 :

J’aime cette année 2011 pour tout ce qu’elle m’a permis d’apprendre... j'ai appris et réappris à [ou du moins, j’ai commencé à apprendre à] :
m’ouvrir à l’Autre et parler de moi
écouter
revisiter mon histoire
questionner certaines dualités
reconnaître mes forces et mes faiblesses
regarder mes émotions en face
les ressentir et puis les laisser passer
[accepter ce qui est et avancer avec]
traverser les grandes angoisses de « trois heures du matin » sans paniquer
fusionner et défusionner au besoin [corps - esprit]
mettre des limites, mettre des limites, mettre des limites
aimer, aimer, aimer
méditer
et partager.

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30 décembre, 11h30 :

J'ai appris beaucoup en 2011. J'aime cette année pour ça, 
je pourrais continuer l'énumération de tout ce que j'ai appris d'autre, et la liste serait longue.
Longue et aussi trop intime et personnelle.
La suite de mon apprentissage demeurera dans mon journal papier 2011.


J'aime les rêves [de nuit] faits en 2011 : libérateurs, réparateurs, sauveurs, fous, ils m'ont fait du bien.
J'aime les fleurs, les soleils, l'eau du lac à Saint-Adolphe, les brins d'herbe, les arbres et les paroles bienfaisantes de l'analyste issues de son âme aussi généreuse que lumineuse, toute cette énergie de vie-là qui a si bien bercé et apaisé  la crise et mes douleurs.
J'aime le départ de mes cauchemars et terreurs nocturnes. L'adieu à mes bourreaux. La fin de la culpabilité, de l'auto-dénigrement, de l'auto-punition. J'aime le retour de la légèreté. Celui de mes désirs.
Le retour du rêve avec un grand R, celui du désir avec un grand D.

J'aime avoir avoir éclaté de rire quand j'ai entendu « le monsieur qui faut  bien qu'il serve à quelque chose » me dire : Et si vous choisissiez de ne pas écrire ? 

30 décembre, 23h30 :

script. – Choisir de ne plus écrire, ou commencer à écrire des histoires de cul bien dégoulinantes de liquides biologiques, matante ?

moi. – Pas encore toi ! Mais veux-tu ben me dire où c'est que t'as attrapé ta langue de bois [liquides biologiques, arf] ? T'as sucé le sapin de Noël ? Sauf que c'est pas bête ce que tu dis là ma Script. Les histoires de matantes c'est pas assez juteux, ça pogne pas.

Quoi d'autre que j'aime de 2011 ?

Beaucoup, beaucoup d'autres choses. Et en fin de compte, hier, au lieu d'écrire la liste de ce que je n'ai pas aimé de 2011, je suis sortie choisir un agenda papier 2012. Il est vert. 

À bien y penser, je ne ferai pas de page « j'aime pas » pour 2011. Ça pourrait faire de l'ombre à mes « j'aime ». 

2011, c'est plutôt l'année à marquer d'une pierre blanche.