Mission accomplie, la page deux est en ligne. Encore trois pages à venir. Je ne sais pas si j'aurai le temps d'écrire demain (je travaille à 30 km d'ici).

Quelque part dans les montagnes Noires de Bretagne, entre Saint-Goazec, Spezet et Gourin, se trouvait jadis un monastère de carmélites, un ordre catholique et contemplatif.

À cette époque, la communauté des carmélites était nombreuse et prospère. Grandes dames déchues ou petites souris vertueuses attirées par la vie contemplative, les soeurs provenaient toutes de la noblesse de France, d'Espagne et du Portugal et apportaient avec elles des dots et des relations fort généreuses.

Avec le temps et les changements survenus aux moeurs et aux croyances, la communauté s'était beaucoup appauvrie tant sur le plan financier que sur le plan humain de sorte que les humbles carmélites, bien que toujours joyeuses et actives ne devinrent plus, quelques siècles plus tard, qu'une poignée à vivre dans l'aile la moins délabrée de ce monastère croulant sous les dettes et l'usure des vieilles pierres. Puis il y eut des guerres et le monastère fut détruit. Il n'en reste plus que des ruines que les promeneurs solitaires en quête de silence confondent avec les rochers gris.

Comme hier, suivre ce lien pour lire la suite... la page blanche, #2.