Selon le savant et néanmoins littéraire Littré, « quellement » est un adverbe qui ne se dit que dans la locution « tellement quellement », qui elle-même signifie « ni bien ni mal, mais plus mal que bien ». On dira par exemple : « faire son devoir tellement quellement », « baiser tellement quellement », « ah aujourd'hui, ça va tellement quellement », et « j'ai écrit cette page tellement quellement », et caetera. Je me demande si quelqu'un utilise ou a déjà entendu utiliser cette locution. Reste que je ne l'ai jamais lue dans aucun livre. Étrange.

En ce qui concerne « quavage » et « Quatre-Temps », ils sont probablement moins rares, mais cela n'excuse tout de même pas mon ignorance. « Quavage » vient de Quai, et signifie : « Droit que payent les marchands pour étaler sur un quai, sur un port. »

Je ne le savais pas hier, mais « Quatre-Temps » prend deux majuscules. C'est un mot toujours pluriel. Les « Quatre-Temps » signifient : « Les trois jours où l'Église ordonne de jeûner en chacune des quatre saisons de l'année ; c'est toujours le mercredi, le vendredi et le samedi. » Jeûner ?

2006.01.26_journal

J'ai enfin déniché une papeterie qui avait sur ses tablettes mon cher cahier Blueline. Et j'ai pu reprendre le fil de l'écriture de mon journal papier hier soir [je ne suis tout de même pas totalement contaminée pourrie par le Sudoku, arf]. Et ce matin avant d'entreprendre les travaux de peinture dans mon bureau, j'ai sorti de leur boîte les quinze cahiers noirs sauf un bleu pâle, un rouge et un bleu marine], je les ai feuilletés rapidement, relu quelques pages ici et là, retrouvé des rêves, des rencontres, des amours, des ruptures, des larmes, des rires, des extases, des voyages, des blessures, des notes de lecture, bref, de tout ce qui ne se déposait pas ici les presque six dernières années, mon vrai journal intime. J'ai descendu les cahiers au salon, les ai posés sur le coffre ancien qui me sert de table basse devant le divan rouge et j'ai fait clic en songeant à un projet qui m'avait effleuré l'esprit à l'automne, celui de publier le journal on line, d'en faire un livre, volume par volume, mais en y insérant les pages du journal papier que personne n'a jamais lues [sauf quelques pages à des amies très très proches], ce que je jugeais trop personnel ou intime pour l'Internet. Des lecteurs, un ou des éditeurs seraient-ils intéressés ? C'est un énorme projet trop fou qui me donne le vertige. Je vais commencer par finir ce roman.