109. de quelques projets fous

Le temps manque pour le journal. Et pas seulement pour le journal, le temps manque pour le cinéma, le ménage, les courses, le repassage, et le reste. J'ai repris la route je ne me souviens plus quel jour de la semaine passée pour descendre à Kamouraska, avec deux ou trois nouveaux projets sur les bras. Vendredi après le souper j'ai relu Le mépris de Moravia d'une couverture à l'autre, et c'est comme ça que je me suis couchée aux lueurs de l'aube qui essayait de faire le contraire. Le ciel était gris noir. Rentrée hier soir tard. Je n'aime pas trop m'éloigner du journal, parce que c'est difficile de reprendre le fil, après. Eu l'idée d'un projet fou [d'écriture]. Mais il est encore trop tôt pour en parler, et puis c'est peut-être trop fou pour tenir la route bien longtemps. Tout ce que je peux dire c'est que l'appartement que j'appelle ma maison est de nouveau à vendre pour de bon cette fois, et je ne changerai pas d'idée à la dernière minute. J'ai visité des maisons au bord du fleuve et ça coûte la peau du cou et même du dos au grand complet. J'en ai visité deux dans les montagnes qui avaient une vue époustouflante sur le fleuve au loin, les prés en pentes douces et encore bien verts avec des vaches tachetées brun et blanc et des moutons blans et des noirs et les fermes avec les silos en métal argenté et des champs de blés dorés et des forêts, quelle beauté on aurait dit un décor de conte de fées mais ces maisons-là, une surtout, une toute belle vieille de presque cent ans sur le 3e rang, avec à l'intérieur des murs blanc pur recouverts de petites planches avec des v entre chaque, une cave aux murs de pierre et une longue cheminée de brique flanquée d'un poèle à bois, maison rénovée mais non estropiée sauf que coincée sur une parcelle de terrain grand comme un mouchoir de poche. J'exagère, il y avait assez d'espace pour un grand potager, et manger dehors l'été, peut-être même construire une petite serre et garder quelques poules. J'avoue qu'elle me tente beaucoup. Mais je me dis que, tant qu'à aller si loin, autant avoir beaucoup beaucoup de l'espace pour jouer dehors. Et puis pur effet du hasard, la maison rouge est à vendre, oui oui, ma maison rouge de l'été passé [ou l'autre avant ?] ça m'a fait un choc quand j'ai vu la grosse affiche plantée sur le gazon et je n'ai pas osé arrêter m'informer du prix et tout. J'y pense. Mais celle-là non plus n'a pas beaucoup de terrain autour et elle est dans le village. Alors, grosses décisions en perspective. Bref je n'ai pas ouvert le journal online puisque dans l'auberge où j'ai dormi [comme une loire en sa tannière] il n'était pas possible de me connecter à l'internet. Mais ce n'est pas grave. J'ai pris des tas de photos des arbres et des plantes, j'ai vu des fraisiers qui recommençaient à donner des fruits, et hier midi, j'ai couru les jolies boutiques de la région et déniché trois magnifiques paréos et deux nouveaux oiseaux en bois aux Enfants du Soleil et hier matin j'ai acheté mon pain pour la semaine à la boulangerie de Kamouraska (oublié son nom) et des croissants encore chauds pour aller déjeuner en me laissant fouetter par le vent au bout du quai. Attendez de voir ces photos-là.

Pour commencer, en voici quatre. Les autres images, demain. De haut en bas : Herbe verte sous les pommiers, Kamouraska, vue du vieux quai où j'ai déjeuné, La grève à marée basse, Petites fleurs blanches sur les galets d'ardoise. Toutes les images sont cliquables.

Herbe verte sous les pommiers Kamouraska, vue du vieux quai où j'ai déjeuné

La grève à marée basse Petites fleurs blanches sur les galets d'ardoise

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