la Poésie_Mucha

Dormi de 18h30 hier soir jusqu'à presque 10 heures ce matin. Reçu des lettres [mails] fort touchantes et encourageantes. Je tiens à remercier publiquement ces personnes qui ont eu la grande générosité de m'écrire en privé, de m'ouvrir leur coeur. Cependant, je ne veux pas les citer ni les nommer. Pudeur. Encore trop angoissée et mal dans ma peau pour oser répondre. Je le fais comme ça. Qu'est-ce qui m'arrive. Je me déstructure, me décompose, me désintéresse de tout, mes mains tremblent. Je n'écris plus sauf ce journal. Et mes carnets privés.

Je vais m'obliger et continuer. Faire chauffer un grand bol de la soupe d'hier soir [poulet, riz et tomate], la manger brûlante avec des croutons et du beurre salé. Boire un verre de vin rouge pour tonifier le sang, accumuler un peu de chaleur sous la peau. Puis m'obliger à prendre un bain parfumé aux essences de romarin. Et puis sortir marcher dehors, m'arrêter au Figaro et prendre le thé. Apporter un livre et essayer de lire. Commencer à espérer la rencontre, une conversation tendre qui ne heurte pas, un échange qui ne blesse pas. Existe-t-il encore des êtres qui sont capables de douceur.

Et puis la psychanalyse. Je continue d'y réfléchir. J'en ai besoin, envie, et je crois être prête à plonger dans mon grand désordre non pas pour guérir mais pour continuer d'avancer dans la lumière. Sauf que je ne ferai pas ce que j'écrivais hier [tout raconter des séances avec le psy sur internet], c'était une simple boutade. Je crois profonfément qu'il vaudra mieux tout garder, contenir en dedans, pour que ça mûrisse au centre du coeur avec les loups de mes peurs, dans la noirceur infinie de l'être.

Du concret. J'essaie de rebondir. Fait quelques recherches sur le triple w et découvert le bottin de la Société Pychanalytique de Montréal, sélectionné cinq noms de psy, des femmes, qui habitent les rues avoisinantes. Important que je puisse m'y rendre à pied. Et important que le psy soit une femme. Noté soigneusement les noms, prénoms, adresses et numéros de téléphone. Ensuite, j'ai téléphoné. Sur les cinq répondeurs, j'ai laissé quatre messages. L'une des cinq voix entendues ne me plaisait pas. Ainsi se fera le choix. Même si les psychanalystes ont la réputation de ne pas parler quand vous êtes allongé sur le divan, j'ai pris soin de ne pas avoir envie de me sauver si par hasard Elle se mettait à me parler.