Encore et toujours réfléchir aux similitudes entre l'amour et l'écriture. Les deux semblent originer d'un même mouvement créateur de soi où je me retrouve dans l'absolue nécessité d'aller vers l'autre au risque de ne plus jamais en revenir, d'y laisser ma peau. Cela m'emporte comme un fleuve, ce fort attrait qui relève à la fois du désir et du don total et inconditionnel de ma personne. L'autre en fera ce qu'il veut. Tout cela n'est peut-être – au bout du compte – qu'une stricte question de pulsion sexuelle. De désir. Une histoire de lit, comme disait o

Encore plus tabou que le sexe, l'amour. Les mots servent à nommer ce qui se passe entre l'autre et moi pour lui donner forme et le faire vivre, saisir notre différence et l'exalter, la porter au-delà de ce nous, qui gêne parfois aux entournures. Le no man's land où nous essayons de marcher ensemble pour nous sentir plus forts, ne plus être seul. Je veux aimer et protéger ce qui se passe d'unique entre nous. Levée depuis sept heures j'ai fini de sarcler et bécher le jardin malgré la cervicalgie. Combattre le feu par le feu. Mes diverses plantations et semailles achèvent, ou presque. Durant mes pauses, j'ai fait des images de l'Allium schoenoprasum et autres fleurs, et construit un début de nouveau look [en bas, à droite]. Ça m'a obligée à remettre les mains dans ma feuille de style. Pour l'été, j'ai envie de css d'inspiration jardin zen. Pourquoi je commence en bas de la page ? Parce que tout le monde commence par en haut.

Extraits de mes notes de lecture :

« Tirez de vos regrets tout ce que vous pourrez ; n'étouffez jamais votre chagrin, soignez-le et choyez-le jusqu'à ce qu'il offre un intérêt distinct et intégral. Regretter profondément, c'est vivre à nouveau. » Et ceci : « Les masses ne s'élèvent jamais jusqu'à égaler ce qu'il y a de meilleur en elles, mais au contraire elles se dégradent jusqu'au niveau le plus bas. » Les deux sont de Henry David Thoreau [1838].