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Ma grande amie Iaô [Judith] est morte ce matin. Trop tôt, et trop vite. Quelques mots latins me trottent dans les oreilles et dans la gorge depuis qu'on lui a fermé les yeux. Leitmotiv. Juste envie de crier.

Sa mort à elle, c'est dur. Très dur et très pur. Avec un aspect exaltant qui ramène du côté de la vie. Le corps vivant prend toute la place. La mort, c'est supposé être triste. On pleure. Mais les larmes ne sont pas toujours tristes. Les vraies larmes restent enfermées quelque part en dedans et ce n'est jamais les larmes de celle ou celui qui meurt. Les vraies larmes ne sont pas dans le coeur mais quelque part au ventre, emprisonnées dans le sexe qui nous a mises au monde.

Iaô, Judith, Judith, I miss you. So long, my friend.