17. toi

Tu me manques. À la folie. Le mal de toi est partout, sous la peau, dans mon dos, et au milieu du ventre, au fond des yeux. Ça blesse. On dirait un couteau. C'est comme le cri d'une bête sauvage hurlant à la nuit.

Pourquoi ça fait si mal. Si longtemps. Mal. Le mal de toi me traverse de bord en bord et me laisse sans force à me demander qu'est-ce qui se passe avec l'amour. Pourquoi c'est si fort et que ça veut pas nous lâcher. Qu'est-ce qui se passe avec moi, à n'avoir plus envie de rien d'autre que toi, et de nous voir ensemble marcher dans les forêts, courir sous la pluie. Les mains soudées, attachées. Jamais l'un sans l'autre pour passer la nuit. Et le matin je tourne en rond à chercher ton numéro de téléphone dans les coins perdus de ma mémoire, comme une idiote.

Je ne voulais pas. Me faire mal avec la nostalgie. Avec le mal de vous. Emilie m'avait dit de lui téléphoner si ça m'arrivait. J'y pense et je ne veux pas. Je veux lutter contre ça toute seule. M'en sortir toute seule. Sauf que pour lutter, il faut être deux. Vous l'avez dit.

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