Rob Versteeg : meadow pipit

L'oiseau ne semble poursuivre qu'un rêve, celui de voler. Serait-ce le fait de vivre dans les airs qui le rend aussi léger et libre ? Qu'est-ce qu'il sait que nous ne savons pas ? Il peut traverser les frontières, passer d'un pays à l'autre. Il n'a pas besoin de s'enfermer à vie dans une maison. Il chante et il est toujours joyeux alors que l'homme le chasse, le tue et le mange.

L'oiseau ne s'arrête jamais, il vole encore plus haut, plus loin. Il vole au vent au-dessus des ghettos. Il se pose et se niche sur les barbelés. Sa vie perchée au coeur du monde. Il traverse les plus violents orages et reprend toujours sa course. Il se faufile entre les barreaux des prisons. Il boit la rosée et la pluie. Il boit le ciel à grands coups d'ailes. Comme s'il voulait nous apprendre la liberté.

Penser à l'oiseau rend plus léger. Mais j'en ai un peu peur, parfois, des très gros, quand ils volent trop près, alors je m'éloigne. J'observe et admire le vol des aigles et des faucons, les tac tac tac des pics-bois. Les goélands, mes corneilles.

« Le coeur est un oiseau », chante Richard Desjardins, dans une chanson qui parle de liberté. Et puis quand vous vous sentez libre, heureux ou joyeux, cette impression de voler intérieurement, l'avez vous déjà ressentie ? C'est peut-être ça, le coeur oiseau.