Miyuki TANOBE : Le Festival de Jazz de Montréal

Vendredi matin de pluie. No problem. La pluie ne m'a jamais vraiment dérangée. Dans huit jours on sera déjà à l'ouverture du festival de Jazz. J'ai hâte de sentir les foules remplir les rues et d'entendre la musique partout en ville. Le Jazz c'est du monde bizarre qui se promènent partout l'air un peu perdus et d'autres qui dansent et la couleur et les grandes vagues de la musique. C'est des musiciens en transe sur les scènes, épuisés et heureux.

Et c'est aussi la disjonction. Le Jazz a pour effet de disjoindre les idées, de faire éclater le sens commun. D'éloigner de la réalité le temps qu'il faut pour tout faire exploser. Et après, on recolle les morceaux.

Jack aime le Jazz. Je pense à lui et à sa dernière lettre dans laquelle il me parlait de la disjonction. Jack me donne à réfléchir. C'est pour ça qu'il est mon ami. Avec lui, impossible de ronronner. C'est bien. Parce que je n'aime pas que ce journal ronronne. Et les lettres que je lui envoies sont un prolongement du journal, alors logique de les publier online : elles font partie de ce journal.

J'ai enfin écrit à Jack, depuis le temps ! Sa dernière lettre remonte au 6 juin. J'ai peut-être négligé mon cafteur [non, pas vraiment], mais je vais me reprendre avec une belle longue lettre et ce magnifique timbre du Bluenose, le timbre qui m'a toujours fait rêver. Parce que le Bluenose c'est LE timbre entre les timbres, ni plus, ni moins [belle antonomase, mmm ?] Bref, pour en savoir plus long, il faut suivre la piste et lire la lettre de Script à Jack ; et pour cela, la première étape « consiste » à décoller ce timbre-Cadeau. Comment faire pour le décoller de la page ? Ben, en cachette, et avec de la vapeur chaude.

(meilleure astuce que la dernière fois pour vous faire cliquer dessus, n'est-il pas ?)

Bluenose