123. la diariste et son chat (suite et fin)

Mes réflexions sur les réflexions d'une diariste online ou : La diariste et son chat ou vice versa (suite et fin)

mucha : music

Où en étions-nous ? Pas encore à Montaigne ? Oui et non. J'avais pas mal fait le tour de la question en suivant la piste du vieux monsieur qui a vécu au XVIe siècle et qui portait des petits cols blancs en forme d'accordéon très serrés autour du cou. Ça devait être chaud l'été. Il portait aussi un espèce de grand béret plat (c'était la mode) et une moustache comme celle de Samuel de Champlain. J'aimerais bien trouver une photo de lui, mais je préfère cette image de Mucha qui représente la muse Musique. Elle est plus jolie. Et elle m'accompagne partout. Bleue.

Mon problème d'espace web est sur le point de se régler. Je prépare mon déménagement pour bientôt. Parce que j'aurai beau réduire le poids de mes images, j'ai encore beaucoup de pages à écrire.

Je veux développer le Lexique [entre autres], j'ai des listes de mots à redéfinir à mon image et à ma ressemblance. si si. un peu de modestie n'a jamais tué personne. la minuscule non plus. elle m'attire énormément. mais... mais... un jour, peut-être, m'y laisserai-je couler, fondre doucement comme la neige au printemps. Neige ? Il fait au moins 98 C. dehors et Script parle de neige ? Ce soir je rêve d'un bain de neige. Immergée de la tête aux pieds, avec mon amoureux. On rirait des oiseaux sur la branche. On rirait des futilités et des coupes de champagne qui se tordent de rire sur des plateaux d'argent. On pleurerait sur notre autisme génial. On voudrait tordre le cou des mots qui ont trop de pouvoir et dont on abuse sans vergogne. On se dirait qu'on est deux larves et on se trouverait vite une pomme pour s'y lover chacun de notre côté du coeur. Au départ, on se dirait : « chiche ! les yeux fermés, le premier à attraper un pépin se change en fourmi. » Alors j'aurais gagné et je le prendrais dans me bras pour le consoler d'avoir perdu, lui qui gagne tout le temps. Je lui dirais qu'on est tannés d'être des enfants gâtés. Qu'on en peut plus. Qu'on veut plus avoir raison jamais ni être cohérents. On veut toucher le fond et on va y toucher. Pas plus tard que t'à l'heure. Avec nos pieds de larves. Oups!

Ce n'est pas tout. J'ai besoin d'espace parce que je veux mettre des pages sonores : un journal parlé ? non, des petits textes avec ma voix, why not ? les mots c'est comme des images aussi... (le premier qui me vole mon idée je le trucide à coups de fleurs sauvages [smile]). Je ne sais pas quand je déménage, mais je sais où. Ce sera une surprise. Quand tout sera prêt : tadam ! je donnerai ma nouvelle adresse. J'ai hâte. Profitant de l'occasion, mon équipe de concepteurs web travaille fiévreusement à reprogrammer la gestion de l'ensemble des documents. On va être bien cet été.

Faut dire que mon bidule actuel est assez artisanal et plus le journal grossit, plus je songe à prendre des raccourcis pour sauver du temps. C'est long, tellement long, d'écrire une page, ça finit plus. À chaque fois que je fais une mise à jour, faut que j'ouvre la page Index, qu'il me faut d'abord renommer selon son numéro (si j'oublie ça, je la perds) et ensuite j'écris ma petite colonne intro, puis je sélectionne et colle une image. Une fois l'image en place, j'écris. Il reste ensuite à déplacer le titre de la veille sur le menu de droite et puis écrire le nouveau titre. Et finalement je change les liens au bas de la page Index et sur les deux pages précédentes. En tout, je manipule trois pages par jour pour arriver à en produire une. Sans compter ma page calendrier (j'y pense, ça fit un petit bout que je n'ai pas fait de MAJ là-dessus, ça doit être tout croche à l'heure qu'il est). J'y cours tout de suite. Non, lundi. Ce week-end, je me prescris la campagne, la pêche et le soleil. Pourquoi je raconte tout ça ? Ben parce que ça fait partie du quotidien de la diariste et son chat, et que je suis certaine que Montaigne aurait adoré ça, lui aussi avoir son journal online, ses galères avec les fichiers JPEG, ses lecteurs et ses e-mails et tout le bataclan. Non, mais je suis sérieuse. Tout le temps que je sauverai sur le bidouillage et le taponnage me donnera du temps pour écrire plus longtemps : Sir? Yes Sir ! Ce soir ? Du Blues.

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