Alors, étant donné que j'ai encore pas mal de trucs sur le feu, je remets à plus tard les réflexions de la diariste et son chat

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Certains jours, écrire une page de journal ressemble à une sorte de rituel. Parfois c'est une discipline, parfois c'est un jeu. Ce n'est jamais pareil. Je me demande souvent [un peu trop souvent en fait] si j'arrête ou si je continue. Dans la balance il y a des plus et des moins. Surtout des plus.

Et je choisis chaque fois de continuer à cause des plus et aussi des moins. Ce sont les moins qui me captivent. J'imagine que ce journal me sera utile tant et aussi longtemps que je réussirai à ne pas m'y enfermer. Autrement dit, tant qu'il m'amènera vers d'autres formes d'écriture.

Aujourd'hui dimanche, Script travaille. Levée depuis 7 heures, j'ai avalé un café noir en vitesse et me suis installée sur la terrasse avec des textes à réviser de toute urgence pour demain. C'est la touche finale; ensuite, je ferai les modifications au document Word et après je pourrai dire bye bye à un cher projet qui se termine (l'affaire Porc-Épic).

Si je travaille un dimanche, contrairement à mes habitudes, c'est parce que ces derniers jours, j'ai travaillé beaucoup plus pour moi. J'ai passé presque tout mon temps à rédiger et à mettre en forme les 12 premiers épisodes d'un récit. Chaque matin, je m'asseois devant le clavier vers 8 heures et je tape toute la journée. Parfois, il n'est que neuf ou dix heures du soir et je tombe dans mon lit comme une poupée de chiffon. Je me demande pourquoi je suis si fatiguée. Les personnages et les situations qui sont en train de prendre forme dans ce livre sont plus fous que moi et je les adore, mais ils veulent faire partie de mon quotidien et j'ai l'impression qu'il s'attendent à ce que je sois là pour eux à 100 pour cent du temps. Je rêve à eux quand je dors, je les vois dans ma soupe et ça, c'est quand je mange de la soupe car parfois (comme hier midi) j'oublie de manger. J'ai plutôt la tête vide de tout ce qui ne fait pas partie de ce récit.

Par ailleurs, problème avec le client ftp qui a refusé hier de publier une page de journal. Il semble que j'occupe le maximum d'espace web disponible sur mon coin du serveur (5 Mo, c'est peu). Je l'ai découvert et ça fait un drôle d'effet. Je n'arrive pas à croire que ce journal soit si « gros ». Est-ce la quantité d'images, les quelques mp3 ? J'aimerais comprendre mais hier, personne (les trois techniciens que j'ai eus au bout du fil chez Sympatico) ne savait quoi me répondre et ils me référaient au site web. À cet endroit, on dit de téléphoner. J'aime bien danser la valse. Mais pas trop. Ça fait que ce matin, j'ai enlevé quelques trucs pour libérer de l'espace pour cette page et si je ne trouve pas d'autre solution à part celle de jeter une section du journal, soit j'arrêterai, soit je déménagerai. Quoi ? Arrêter le journal pour cette raison-là ??? J'imagine le journaliste inquiet qui téléphone et demande à Script : « Nous avons eu vent de rumeurs à l'effet que vous aviez cessé la publication de votre journal intime sur l'Internet. Ces rumeurs sont-elles fondées? et si oui, voulez vous nous expliquer les raisons qui vous ont amenée à prendre une telle décision ? » Là, Script répondrait naïvement : « Ben, je peux pas continuer, y'a plus de place sur le Web » Arf. Faut pas oublier que Script, c'est une scriptomaniaque avancée, alors elle écrit trop et c'est lourd. Non, c'est pas possible, je n'y crois pas, c'est peut être le ftp qui s'est trompé. Non, parce que j'ai essayé avec celui de Netscape et il m'a fait la même réponse. Ce matin, ma question c'est : j'ai compris, je déménage, mais où ?

Alors, étant donné que j'ai pas mal de trucs sur le feu, je remets à plus tard, les réflexions de la diariste et son chat, commencées mercredi.