65. aveu pascal

Un aveu : j'aime bien la fête de Pâques. Pourquoi ? Ça, ça serait long à raconter.

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A-t-on aimé la lecture du conte de la gardienne d'oies ? Moi, oui. Mais je n'ajouterai pas de nouvel épisode ce soir. Envie d'une petite pause. Et de retrouver bientôt le simple journal de Script qui ne raconte pas un conte, mais le reste des images et impressions quotidiennes, qu'elles soient « réelles » ou rêvées.

Alors la suite du conte, c'est pour demain. J'ai déjà hâte à demain. A-t-on aimé ? Je ne suis pas équipée pour le savoir. Mais ce n'est pas si important. Parce que ce n'est pas pour attirer le foules que j'ai écrit cela. J'en avais le désir, et je l'ai fait. Était-ce pour sortir des sentiers battus ? Ce doit être quelque chose comme ça. J'éprouve souvent le besoin de porter le regard ailleurs que sur moi-même et mon petit monde.

Ce soir, je fais le contraire. Je reporte tous mes regards sur moi et ce qui fait ma vie. À cet aveu que j'aime bien la fête de Pâques sans savoir pourquoi, j'ajouterais une petite précision : la veillée pascale réveille chaque année quelques uns de mes souvenirs endormis. Que je ne raconterai pas aujourd'hui. Pas maintenant. Un épisode de ce récit est déjà écrit et faisait d'ailleurs partie du roman que j'ai décidé de ne pas publier. Ce soir et demain, je serai bien au chaud avec ma famille.

La vie est tellement étrange. La nuit dernière, j'ai rêvé justement à cet étrange non-roman. On me téléphonait de chez Leméac pour me demander de passer à leurs bureaux. Ce que j'ai fait. Vous savez comme sont les rêves, j'ai racccroché et je me suis retrouvée dans le bureau de l'éditrice en question. On a parlé. Elle avait lu, aimé. Et puis quoi ? Je me suis réveillée et je n'en revenais pas. Comment cette femme-là avait-elle pu me faire changer d'avis ? Tout ce dont je me souviens c'est que j'étais en train de signer le contrat d'édition en quatre copies. Pas en quatre copies ? Oui. Quatre. Et le rendez-vous était déjà pris pour un tas d'autres choses autour de ça. Pas si vite, le rêve ! Le manuscrit est caché dans l'armoire blanche. Je ne l'ai jamais envoyé chez Leméac. J'avais pensé le faire, mais j'ai mis une petite barrière au dernier moment. Y'a quelque chose qui tourne pas rond avec ce rêve. Mais stop. Pas d'analyse à trois sous. Juste me souvenir que ce rêve m'a fait du bien.

Tiens, j'ai encore le hoquet.

Voici pour vous un panier de petits cocos en gif quétaines mais néanmoins sincères.

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Le Journal de Script vous souhaite Joyeuses Pâques !

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