53. comme un sachet de myrrhe odorante

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Je sors du lit vers 8:00 heures et je me dis aujourd'hui je n'écrirai rien d'autre que le mot moi.

moi

moi

moi

et

je l'ai fait.

Pris le déjeuner. Un bain bouillant.

Tant que cette vie

m'enchantera

autant qu'elle me donne la nausée

je la chanterai.

moi

« Sur mon lit, pendant la nuit,
je cherche celui que j'aime,
je le cherche, sans le trouver.
Je veux me lever,
parcourir la ville, les rues, les places,
partir à la recherche de celui que j'aime
Je le cherche sans le trouver. »

« Ah filles de la capitale
au nom des gazelles en liberté,
je vous le demande instamment :
n'éveillez pas l'amour,
ne le provoquez pas
avant qu'il y consente ! »
 

moi

je suis muette
celui que j'aimais
a détourné le regard
quand je lui ai ouvert la porte
il était trop tard
il était déjà ailleurs
l'amour a déserté 
 

lui

« Que tu es belle.
ma tendre amie,
que tu es belle !
Tes yeux ont le charme des colombes. »
 

elle

« Toi aussi, mon amour,
tu es beau, tu es superbe.
Nous avons un lit de verdure,
les branches des cèdres
forment les poutres de notre maison
les genévriers en sont les cloisons.
Et moi, je suis une fleur
de la plaine du Saron,
une anémone des vallées. »
 

moi

il est parti
je ne le cherche pas
il marche au-delà
de la distance
qui nous sépare
je ne le cherche pas
j'aime

toi

« comme un sachet de myrrhe odorante
qui repose entre mes seins,
comme une grappe de fleurs de henné
aux vignes d'En-Guédi. »

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