Il y a des matins où le soleil a beau briller, les oiseaux chanter, on dirait que la vie cherche à me déserter d'elle-même. Je ne peux rien contre ça. Pourtant, il y a énormément de beauté et de bonté autour de moi.

Je pense à une très belle lettre qui m'attendait dans mon courrier électronique. Une longue lettre écrite avec passion, avec une grande générosité. Les propos sont justes et réfléchis. Ce sont des mots qui font du bien et permettent d'avancer. Un encouragement à persévérer dans la voie de l'intégrité et de la fierté. Et à préserver l'amour, cette part de soi devenue si vulnérable.

Après le déjeuner, la lourdeur intérieure qui était présente comme un poison dès le saut du lit est revenue. Au lieu d'écrire bien sagement, je suis partie à la chasse aux images sur le web. En cherchant une nouvelle bougie pour éclairer ma page du jour, je suis tombée sur les deux La Tour que je me suis empressée de coller dans la marge. Les images étaient dans Paris Match.

On pourra en savoir plus long sur le site. Quelle lumière ! Ce peintre n'a pas la réputation d'être « le maître du clair-obscur » pour rien. Mais. Hasard ou coïncidence ? Il a aussi peint des Sebastian, mais je ne réouvrirai pas ce chapitre ce matin. Tout ce que je cherche à écrire, c'est qu'aujourd'hui, si je veux retrouver le bout du fil de ma fiction, il me faudra suivre patiemment le regard de l'artiste qui, lui, a su « apprivoiser la flamme de la vie ».

En ce moment précis, la radio joue « Casta Diva ». C'est beau. J'ai envie de partir pour un long week-end, voir la mer froide à Ogunquit et Cape Cod, et passer quelques belles soirées à Boston. C'est peut-être pas une si mauvaise idée.