pour une rose

J'ai trouvé une méthode pour planifier mon temps de lecture des journaux online. J'avais noté quelques idées le 23 janvier. Je continue.

Voilà que depuis ce jour, sans m'astreindre à opter pour l'une ou l'autre des deux approches, j'ai navigué en me regardant naviguer. Je me suis observée du coin de l'oeil. Ce que j'ai vu ? Que je perds beaucoup trop de temps à lire des journaux qui ne m'intéressent pas vraiment. Cela ne serait pas un problème si j'avais des journées de 48 heures. Et comme il y a de plus en plus de journaux, il devient nécessaire de sélectionner, d'éliminer. Encore la discipline ? Oui, mais une discipline de lecture qui ne m'est nécessaire que parce que je suis boulimique. Alors, qui j'élimine maintenant ? Je ne donnerai pas de noms ici. Disons que je préfère les diaristes qui « écrivent », ceux qui me touchent, d'une façon ou d'une autre. 

Et ensuite, me fixerai-je une durée de lecture étanche ? Si la limite était trop étroite, comme je me connais, je tricherais. Alors déterminer une durée approximative par jour ou aux deux jours me convient mieux. C'est maintenant ce que je fais : une case insérée à mon horaire, dans l'agenda, ni plus ni moins...

Picorer au hasard ? Oui et non. Picorer est dangereux, on se laisse prendre à n'importe quoi. Alors je picore (puisque j'aime ça) une fois par semaine. Le reste du temps, non. Discipline. J'ai remarqué que c'est en picorant que je perds du temps. Par contre, c'est en picorant aussi que je fais de belles découvertes. Je ne m'en priverai pas, mais moins souvent. Par exemple, je m'autorise une petite orgie de lecture dans mes journaux online le samedi matin, incluant ceux que j'ai mis sur ma black list, héhé.

Et ce calendrier de lecture ? Encore là, oui et non. J'ai besoin d'ordonner, mais je n'ai pas besoin de me construire un système compliqué. Je m'abonne (inscription sur la liste de diffusion de la CEV, ou autrement) à mes préférés, et la liste apparaît dans ma boìte de réception. Et c'est à partir de cette liste de mises à jour que je commence à lire. J'ai essayé, ça marche. Avec ça, je peux respecter mon horaire. Génial.

rose rose pâle

Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : « Ma fleur est là quelque part. » [Saint-Ex.]

[18:50] Je ne prévoyais pas revenir écrire dans ce journal aujourd'hui. Mais j'y reviens. Et sachant qu'elle sera lue, je ne sais même pas comment aborder la chose qui veut s'exprimer. Il faut pourtant que je confie cela ici, n'est-ce pas mon journal? Et à quoi pourrait bien me servir un journal digne de ce nom si je ne peux pas m'enfermer toute seule avec lui quand ça va mal pour moi ? Quand je dis ça va mal, je ne dis rien. Ce n'est même pas le commencement du bout de la queue de l'ombre de ce qui va mal. Un cauchemar commencé avant-hier soir. J'ai voulu me montrer forte. Plus forte que le début du commencement du bout... bref, je me suis construit une carapace pour ne pas trop souffrir : samedi soir, je me jette dans le travail; dimanche matin, recours à la poésie et à mes chers livres, au nettoyage; lundi matin, replongée dans le travail et les rationalisations, pour durer. Et pour rester accrochée, du côté de la vie. Lundi soir arrive ? Je m'asseois devant mon assiette et les larmes jaillissent. Je ne mangerai pas. Quelque chose ne passe pas. La gorge est nouée. Ce qui se passe ? Retours vers une rupture qui m'arrache encore une fois le coeur. 

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