26 décembre, 21 heures 47,

J'ai déjà failli à mon intention d'écrire souvent. Trop d'activités pour m'asseoir devant mon ordinateur ces jours-ci. Je suis plus souvent dehors.

C'est Noël, ce qui signifie invitations à souper ici et là, occasions de me rapprocher de ma famille, de mes amis, de jaser et de partager des bons repas. Et les échanges de cadeaux, c'est si bon.

Et les journées de ski ou de d'après-ski devant le feu de bois. La campagne. Volontairement aussi, je m'accorde davantage d'heures de sommeil, en me levant plus tard le matin.

Hier, j'ai sorti un cahier tout neuf et j'ai écrit cinq pages de notes, comme sous la dictée. Est-ce que le fait d'avoir délaissé un peu l'ordinateur m'a permis de me rapprocher de mes crayons? Ou parce que le fruit était mûr? Chose certaine, les bases d'un récit sont en place : une ébauche que j'ai relue tout à l'heure et que je conserverai. Demain, j'ouvrirai un fichier et j'écrirai les premières pages au propre.

Je sens qu'arrivée ici, logiquement, je devrais me présenter. Sauf que la paresse me gagne. Peur ou hésitation à me décrire? Disons que je laisserai mon portrait se dessiner au fil de l'écriture. Je n'ai vraiment pas envie d'exposer de ma personne une image synthèse. Je dois être fatiguée ce soir.