La belle tempête de neige semble se terminer. Il y a épaisse couche de neige blanche partout, et le soleil vient de sortir par là-dessus. On a beau vanter la campagne, mais une rue ou une ruelle de la ville sous la neige ça vaut un décor de conte de fée. Pour une légende urbaine, peut-être?

Arthur est avec moi cette semaine. Au lieu de me déranger, on dirait que ça m'encourage à être efficace pour travailler plus fort quand il est parti à l'école, pour être en mesure d'être libérée de mon travail quand il rentre. Aussi, je mange mieux et mes horaires sont plus équilibrés.

Journée intensive d'écriture hier, et cet avant-midi. Il est 14h30. J'ai fait ma rédaction en vrac, attrapant les idées au vol, comme elles se présentaient. La réflexion déjà mûrie et notée il y a quelques jours est à ma gauche, j'y jette un coup d'oeil de temps en temps et je poursuis l'écriture; le tout se mélange et j'écris. Ensuite, je biffe et jette les notes utilisées ou inutilisables.

À mesure que la pile de feuilles à ma gauche baisse, le document Word épaissit. Je travaille rapidement, ne visant qu'à tisser mon texte selon mon plan initial et la logique appropriée, mais assez souplement. Je resserrerai après. Jusque là, ça va.

J'ai intentionnellement refusé d'ouvrir ce journal hier (je n'ouvre pas non plus le journal papier ces temps-ci ), pour concentrer mes énergies et rester plus proche de l'essai, j'étais encore trop dans ma phase "c'est nul".

Avec les pages qui commencent à s'empiler et la progression du travail, je reprends confiance et commence à voir la lumière au bout du tunnel. Je crois que je m'en sortirai une fois de plus. Peu importe si c'est génial ou pas. Ce qui compte c'est que je mette là-dedans tout ce que je sais ou pense savoir. Et aussi toutes les questions qui se posent au sortir des zones d'ombres que je n'arrive pas à éclaircir.

Mon sujet est très collé à l'écriture du roman que je viens à peine de terminer, ainsi qu'au journal, et en conséquence, l'exercice est loin d'être facile. Mais pourtant bénéfique. Il me reste sept-huit pages à rédiger à l'ordi avant de relâcher un peu de tension et... reprendre mon souffle.