c'est fait, j'ai lâché le morceau

Encore prise avec le mal de dos de cou de tête de jambes, bref j'ai mal partout ce qui fait que je n'ai qu'une seule obsession ce matin c'est de me fuir moi-même à moins de consentir une fois de plus à parler de la douleur qui m'assaille. Ça fait toujours du bien de nourrir des illusions, n'est-ce pas ? Mais ce chapitre douleur est clos.

Je n'ai pas écrit hier, pas ici du moins. J'ai noirci quelques pages du roman en fin d'après-midi. Le matin, je suis allée rencontrer A. pour lui remettre la première partie [ce que je n'avais finalement pas pu faire la semaine passée tel que prévu]. Ma date de tombée était le 25 octobre et je me suis rendue au 25 octobre, c'est fou ! Pourquoi est-ce que j'attends toujours ainsi jusqu'à la dernière minute pour rencontrer mes échéances ?

Au retour, je pensais avoir un trac fou de savoir qu'il est peut-être déjà en train de lire ça, trouver que c'est nul, bref tout ce que je m'imaginais d'habitude, mais rien. Je ne ressens rien de tout cela. Je me sens calme et détachée. Je suis revenue et je me suis mise à écrire la suite. Avant, quand je lui donnais des passages pour avoir ses commentaires, je figeais comme un écran de windows. Et aucune touche ctrl-alt-delete ne pouvait fermer ce petit programme d'autodénigrement.

A. est quelqu'un de très rassurant, tout à fait le type de professeur qu'il me faut et avec qui je peux donner mon maximum. Je suis exigeante envers moi-même et en plus je doute tout le temps de ce que je fais. Il le sait. Et il est très exigeant aussi. Et il finit toujours par trouver exactement quoi me dire pour me remettre sur les rails et alors je retrouve ma place et reprends confiance en moi. Il est parfait.

Je terminerai et déposerai fort probablement ce fichu mémoire en décembre. Faudra que je prenne les bouchées doubles car j'ai perdu trop de temps jusqu'à maintenant. Je mûris déjà mon prochain projet. Je pense même que c'est ce qui me fait lâcher un peu l'angoisse devant le roman en cours d'écriture, le fait de le percevoir davantage derrière moi que devant moi, il appartient déjà presque au passé plus qu'à l'avenir. Et ce nouveau regard ne m'empêche pas de continuer. En profiter pendant que je suis dans cet « état de grâce ».

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