Dans la nuit de vendredi à samedi, un autre rêve. Sur le matin [je rêve à profusion ces temps-ci] :
j'étais dans une maison avec un enfant très jeune, un garçon
il était assis sur le rebord d'une fenêtre
la fenêtre était fermée
l'enfant regardait dehors
j'étais près de lui
ou plutôt derrière lui, assise, je crois
je le regardais et j'étais heureuse
je me sentais heureuse et calme de le voir s'émerveiller
à la vue des oiseaux qui volaient
et qu'il suivait des yeux avec tout son petit corps
ainsi que la course des nuages et les premières feuilles neuves
sur le bleu du ciel, lumineux et clair
il y avait des fils électriques qui couraient là-haut,
certains bien tendus devant la fenêtre, proches
un avion est apparu, a traversé le ciel, brillant
et tout de suite après l'enfant s'est retrouvé dehors
il était derrière la vitre
comme lorsque l'on ouvre une nouvelle fenêtre dans le navigateur
et que la nouvelle image remplace la précédente sur l'écran de l'ordinateur
je n'étais même pas inquiète
je continuais de le regarder, fascinée
il se tenait assis sur un fil et s'étirait pour mieux voir
il a marché sur le fil comme un écureuil
il a sauté sur un autre fil, dérapé
et d'un seul coup, il est tombé
je l'ai vu disparaître dans sa petite culotte rouge
tourbillonnant comme une feuille d'automne
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– je me suis réveillée terrorisée, en état de choc. Avec un gros mal de tête et
aucune émotion identifiable [sauf peut-être dévastée]
Ce récit me paraît trop long. C'est à cause de tous ces détails que j'ai vus dans le rêve et que j'ai voulu noter. Je garde l'impression que j'ai ressentie en le « vivant », celle que ce rêve fut bref. Une apparition comme une étoile filante sur la fin de ma nuit. Un très très court métrage d'horreur.
Et je ne l'analyse pas. Pas hier et pas aujourd'hui.
Pourquoi ?
Y aurait-il, bien caché dans ce rêve, quelque chose que je ne veux pas entendre, ou m'entendre raconter ?
Au lieu de cogiter dans le vide, j'ai pris quelques photos : ma barrière bourgeonnante qui sera bientôt bien camouflée par la vigne vierge que j'avais pris plaisir à planter, l'an dernier, dans l'étroite bande de terre [5 cm] qui sépare ma petite cour pavée de ciment de la clôture du voisin et ça a poussé en folie. Cette semaine j'y ai enfoui quelques morceaux de topinambours, héhé. Et ci-haut, [photo prise à travers les losanges d'une clôture de bois] les nombreux fils qui s'amusent à zébrer de lignes noires le bleu de mon dernier ciel d'avril.
Et maintenant que tout ça s'est écrit, c'est coeur gros et tristesse. Pourquoi ? Ce n'était qu'un rêve !!!


