octobre 2003 (23)

mercredi 1 octobre 2003

28. une chanson douce

Une chanson douce pour une voyelle au nom de A., un a bleu très pâle, presque blanc. Longue et fine liane d'un mètre soixante-dix, les yeux bleus noyés de cheveux noisette. Elle respire son neuf-mille-cent-vingt-cinquième-jour-sur-terre aujourd'hui. Elle va, elle vient, elle vit, elle jongle avec le  […]

lire la suite »


vendredi 3 octobre 2003

29. in corpore sano

fresque_pompei.jpg

Ma grande amie Iaô [Judith] est morte ce matin. Trop tôt, et trop vite. Quelques mots latins me trottent dans les oreilles et dans la gorge depuis qu'on lui a fermé les yeux. Leitmotiv. Juste envie de crier. Sa mort à elle, c'est dur. Très dur et très pur. Avec un aspect exaltant qui ramène du côté  […]

lire la suite »


samedi 4 octobre 2003

30. judith

Donner des noms de voyelles aux amis, changer leur nom pour l'esthétique d'un journal, peut-être que ça porte malheur. C'est plutôt dans Love and Writing qu'on aurait dû rester toutes les deux. Elle, ma grande amie de toujours. Et moi. Les tarots amérindiens et les soirs de fête ; les journées en  […]

lire la suite »


dimanche 5 octobre 2003

31. triste

Les fleurs de ma vie étaient roses blanches... Je les ai données à tous mes amis Pour les effeuiller entre quatre planches : J'aurais bien mieux fait d'en fleurir ma vie. Extrait de « La chanson triste » [Léo Ferré].  […]

lire la suite »


lundi 6 octobre 2003

32. merci

À vous tous qui m'avez exprimé, par courrier ou autrement, sympathies et tendresses, merci. Les réconforts de ce week-end : des fleurs mauves, la maison, marcher dans les feuilles, le silence, la quiétude, quelques livres, la musique. Et puis il y a la vie qui est là, qui bouscule et qui danse,  […]

lire la suite »


mercredi 8 octobre 2003

33. vérité

B. est arrivé. En face de lui, j'ai l'impression d'être un personnage de roman. Nous avons passé la soirée sur la terrasse malgré le froid [mais collés au brasero] à manger des sushis, boire du vin blanc, et parler un peu de Judith que nous aimions tant tous les deux, à mesurer nos mensonges et  […]

lire la suite »


jeudi 9 octobre 2003

34. trait d'union

On dit qu'il faut avancer, continuer. On ne sait pas toujours comment. Ni quelle direction prendre. Rien d'autre n'est plus important que de rester accroché à ses rêves. Suivre cette direction-là, au risque d'y laisser sa peau. B. va repartir en Chine dans quelques jours. En Chine. Je rêve d'y aller  […]

lire la suite »


samedi 11 octobre 2003

35. crier, écrire

Pas besoin d'être révoltée pour crier. Crier, c'est bon n'importe quand. Sur qui, sur quoi, il s'agit de trouver. Pas toujours besoin de chercher. Le plus difficile c'est de lancer le premier cri. Les animaux comme les humains savent bien crier, mais leurs cris sont mal vus [entendus] de la plus  […]

lire la suite »


dimanche 12 octobre 2003

36. [...]

qqfleurs31.jpg

La paix de la maison, un dimanche matin. Une fleur rouge le coeur à l'envers. Votre main absente. Le silence. C'est ainsi. C'est ainsi que je vous aime.  […]

lire la suite »


lundi 13 octobre 2003

37. acer rubrum

Les feuilles du vieil érable qui traverse la fenêtre de ce bureau caressent et emplissent l'espace comme la fleur pendante et repentante aux couleurs interdites lapidées et brûlées, les feuilles rouges de plaisirs ou d'envies, îvres de colères, d'horreurs, d'amours, de timidités, de tristesses.  […]

lire la suite »


mardi 14 octobre 2003

38. blessure

J'avais réglé le réveil pour qu'il sonne à 7 heures. Il a bien sonné, mais je n'ai pas réussi à me lever. J'ai dormi toute la matinée jusque passé midi. En fait il aurait fallu que je travaille. J'ai téléphoné à la secrétaire pour faire annuler tous mes rendez-vous. J'ai mal à une cheville, quelque  […]

lire la suite »


jeudi 16 octobre 2003

40. visions

Reflets et réflexions sur l'amour et l'exotisme. À développer. Noter une autre ébauche, un projet qui veut mûrir loin de vous. Des titres. Quelques poètes. Des idées. Peu ou pas de citations. Un ou deux paradoxes. Des icones russes en rouge et noir. Des arguments. Le feu aux joues, les flammes des  […]

lire la suite »


samedi 18 octobre 2003

41. exotisme

Continuer l'exploration des images. Contourner les reflets et les ombres pour mieux les appréhender. Cauchemars étranges et retour de la douleur vive à ma cheville gauche pour cette première nuit d'automne à la campagne. Le matin, au bord du lac, j'allume un gros feu pour brûler le bois et les  […]

lire la suite »


dimanche 19 octobre 2003

42. echo

Différences et contours. J'ai brûlé tout ce qui restait. Il n'y a plus rien. Je fouille la forêt pour trouver des brindilles et j'y découvre des mots verts et tendres, des mots enfouis profond sous les sapins. Et puis encore la vision insistante. Le soleil dessine des miroirs d'ombre sur l'eau du  […]

lire la suite »


lundi 20 octobre 2003

43. échos

Au Québec, il n'y a plus que six espèces de rosiers sauvages. C'est triste. J'admire, chaque fois que je passe devant, la façade du vieux cinéma Rialto. À l'heure du coucher de soleil, l'automne, l'édifice s'allume comme si on y avait mis le feu. Rialto Theatre. Architecture stupéfiante que j'aime  […]

lire la suite »


44. la maison douce

Reprendre le fil. Ne pas me laisser interrompre par les murmures de la maison douce. Réentendu et relu des passages de Joyce, Stein, Aquin, Mansfield. Avec l'envie de continuer ma réflexion sur l'amour et l'exotisme. Je n'ai pas encore abordé les paradoxes, ni les principaux arguments. Soit ils  […]

lire la suite »


mardi 21 octobre 2003

45. l'arbre bleu

Marchant sous le vent qui a tourné mon parapluie à l'envers toute la sainte journée, je me suis imaginée forte et résistante comme un arbre. Les pieds détrempés, j'ai tenu debout. Et je me suis élancée, j'ai marché, marché, luttant pour garder mon équilibre dans les courants d'air froids et  […]

lire la suite »


dimanche 26 octobre 2003

47. huit heures du matin

La maison est vide. Vide comme ce journal, depuis mercredi. Juste une grippe et... l'absence. Il n'y a plus de pain. Ni de lait. Pas de café non plus. Judith n'est plus là. Et le grand amour qui se cache sous le lit. C'est pas avec ça qu'on fait un dimanche. Il est grand temps que je sorte d'ici. Je  […]

lire la suite »


lundi 27 octobre 2003

48. déjà 20 heures...

L'écriture avance, elle progresse, page après page. M'éloigne du journal. Il faut avancer en parallèle, aller droit devant et remonter à l'envers, avancer malgré tout, malgré la douceur de la joue, la chaleur de l'amour, la vie qui continue, et le travail. Les fabuleuses rencontres et les  […]

lire la suite »


mercredi 29 octobre 2003

49. de tous petits mots parfumés d'oiseaux

La page 49, écrite entre midi et treize heures, était beaucoup trop personnelle, privée. J'ai réfléchi. Je l'ai effacée. Prière de m'en excuser. Je ne peux pas tout écrire sur Internet. J'ai tendance à l'oublier.


vendredi 31 octobre 2003

50. loup

Patrick Bizouard : Femme léopard

Ce soir, bal masqué. Grand mot pour un dîner costumé avec des amis, un néanmoins grand dîner, à minuit, et pour toute la nuit. La robe est longue, et droite, et rouge, en satin antique un peu moiré, avec un décolleté en coeur et une large ceinture pourpre nouée dans le dos comme une obi. J'ai  […]

lire la suite »


Haut de page