5 juin 2001

Bonjour Jack,

Je sais, je sais, ça fait une éternité que je ne t'ai pas écrit. Ta présence dans mon journal commence à me manquer. J'ai parfois l'impression d'avoir abusé de tes mots. Je lis tes lettres et à chaque fois je suis émue. Je ne sais pas ce qu'en pensent les autres lecteurs parce que personne ne m'en a parlé. Tu sais, les gens ne m'écrivent pas beaucoup. Je crois qu'ils craignent de me (nous) déranger. J'apprécie tellement lire tes lettres et les placer dans ma boîte aux lettres. Mais je fais ça comme si tu m'étais acquis, comme si tu me devais quelque chose. Tu sais quoi ? Script est dans l'erreur. Elle était habituée d'être toute seule dans ce journal et de prendre toute la place. Et elle fait la même chose depuis que tu es arrivé. Et c'est là qu'elle se trompait. Elle n'est plus toute seule dans le journal et ses lettres à elle doivent en témoigner, je veux dire aller plus loin que la petite lettre polie à son gentil cafteur.

Tu auras beau dire que je ne suis pas obligée de répondre, je ne t'écouterai plus. Mais je m'égare. Alors j'aurais pris ce long détour seulement pour te dire merci ? C'est ça ?

Alors voilà plein de Bisous Montréal pour toi Jack,

Script


Retour au journal : billet 118, le 6 juin 2001