J’ai repris ce matin l’écriture de mon journal papier dont la dernière entrée remonte au 3 décembre 2017. Disons que cela ne date pas d’hier. Bonne nouvelle, donc.

Le lundi 23 novembre 2017, j’écrivais : « Lu dans La Presse Plus du 7 novembre, »

« L’instinct de survie et de sélection naturelle pousse l’homme à ne retenir que les émotions positives et à balayer sous le tapis les émotions négatives et fuir l’anxiété, ce qui, paradoxalement, est une recette pour une insatisfaction éternelle, puisque la vie n’est pas toujours rose. » [Robert Wright, journaliste scientifique, extrait de Why Buddhism is True.]

Le mutisme, l’autopunition par l’abandon d'une activité que j'affectionne plus que tout le reste, le renoncement à ne serait-ce que prendre « ma » place, ça suffit. Je commence à saisir assez précisément d’où cela me vient.

Encore trop tôt pour le dévoilement public, mais je fouille et trifouille les profondeurs noires et silencieuses. Les choses arriveront lorsque leur temps viendra, et je ramasserai un jour mon courage à pleines mains [nues] et je déballerai toute l’histoire. Ce qui n’adviendra pas aujourd’hui, bien évidemment.

Ce matin, saisissant mon cahier noir Blueline abandonné au fond d'un tiroir, et commencé le 12 juin 2016 (en plus, il n’est encore qu’aux trois-quart et cela ne me ressemble définitivement pas…), j’ai relu. Puis écrit quelques mots. Puis décidé de recopier pour vous ces mots de Wright sur le bouddhisme, conservés sur l’une des dernières pages, ouverte par hasard. Question de survie ?