bilans et bateaux rouges sur glaces blanches

c'est un peu comme ça que ça se passe, avec des bilans bleus blancs rouges et des bateaux rouges sur glaces blanches et flots bleus. ouf.

qu'est-ce qu'on va se guérir en 2013 ? pas grand chose, me souffle miss script au creux de l'oreille. restez vous-même, c'est comme ça qu'on vous aime.

à part ça, je suis tannée des bilans de l'année 2012 qui ont commencé avant Noël, qui lui a commencé le lendemain de l'Halloween. dresser les bilans, c'est faire comme si on avait pas assez de mémoire pour se souvenir tout seuls de ce qui est [et nous est] arrivé, de qui c'est qui est mort, et de ce qui nous pourrit un peu plus les neurones dans l'avalanche des informations radio-télé et web diffusées. je songe à me débarrasser de la télé et d'éteindre encore plus souvent l'internet et la radio. j'y songe.

bon, assez râlé. après un début d'hiver plutôt rude avec déjà trois grosses tempêtes dont la dernière fut qualifiée d'« historique » [hum], ils en annoncent une autre pour ce soir. je suis contente, j'aime ça les tempêtes de neige. c'est terriblement dur et horriblement reposant. et ça me permet, le lendemain, de voir la bouille bougonneuse du bonhomme qui déneige l'entrée avec sa grosse souffleuse bleue et rouge. il a toujours l'air en maudit et ne sourit jamais, comme s'il avait peur que ça lui fasse craquer la face. pour l'excuser de son air bête, je me suis imaginée que sa femme et ses douze vaches venaient de mourir d'avc massifs et qu'en plus il haïssait l'hiver. pauvre monsieur.

je viens de voir un bateau passer. pris la photo d'en haut, par la fenêtre. la rive sud paraît plus proche qu'elle en a l'air, le contraire de ce qu'on voit dans les rétroviseurs. cette image montre plein de détails que je ne vois même pas à l'oeil « nu ». c'est à cause de mon objectif [subjectif].

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cette page d'écriture plate est peut-être bien la dernière de l'année. tant mieux. mais si j'ai le temps et l'envie, j'en écrirai une meilleure demain ou tout à l'heure. sans regarder par en arrière.

hier, j'ai lu mon premier gros roman [1151 pages] en ibook. de temps en temps, j'oubliais que je lisais sur un écran et je faisais comme si j'avais un livre en papier entre les mains, par exemple caresser un passage bien écrit ou porter mon doigt à la bouche avant de tourner la page. mais le geste s'arrêtait avant la fin.