172. parenthèse

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ette photo est la dernière des images que je publierai en tant que fin de parenthèse à ma courte série « fleurs sauvages ».

Une manière d'informer ceux qui persisteraient à lire ce journal, malgré le fait que je n'y consigne plus tellement de fleurs et de fruits issus de l'intime ou du « personnel », que le temps est venu de passer à autre chose.

J'ai choisi mes trois petits canards.

Ils font partie de la série de photos prises au lac le 15 août.

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Trois canards sur le lac, le 15 août 2011

Pourquoi des canards, me direz-vous, tu n'avais plus de fleurs ?

Oui. Et non. Il me restait beaucoup de fleurs, mais ce sont des fleurs que tout le monde connaît par leur nom et je n'avais pas envie d'aller plus loin avec des billets qui « parlent » des plantes. Pas maintenant. J'y reviendrai plus tard, peut-être. Pour le moment, j'ai bien d'autres soucis en tête.

Mais j'aurais pu prendre une photo de champignons, de coquillages, d'arbres, de petits fruits dans les arbres, ou au plus profond du coeur des fleurs de sous-bois [dont la trille rouge et le cornouiller du Canada : un fruit par plante, c'est vraiment beau].

Alors pourquoi ces trois petits canards ?

Parce que ce sont des canards sauvages. Et comme ce sont eux qui mangaient les récoltes, on a toujours dit qu'ils faisaient le diable dans les champs. Ils représentaient le désordre, contre lequel il fallait lutter, pour que l'ordre continue à régner.

Mais ils représentent aussi la promesse d’un envol vers la liberté et l’espace. La migration réelle ou imaginaire. Dans l'écriture, elle sera symbolique et réparatrice.

Parce que je vais bientôt devoir m'absenter, au début du mois d'octobre pour une assez longue période. Pour une migration vers ma propre voix.

Par besoin de faire une pause pour boucler des projets. Entrer en mode création et créer.

Je n'abandonne pas pour autant ce journal. D'ici la mi-septembre, j'essaierai d'être là le plus souvent possible. Après ça, je ne sais pas. Je vous tiendrai au courant.

Mais avant de partir, je promets que je ferai le diable dans les champs. Pas question de laisser les récoltes aux belettes et aux castors [sauf la part qui leur revient, bien évidemment].