117. en vrac et caetera

Côté cuisine, c'est terrible ces temps-ci. J'ai tout le temps faim. Pourtant je ne fais pas beaucoup d'exercices. Mais je lis des heures et des heures de temps. C'est ça qui me donne faim. Et soif. Se nourrir convenablement, c'est beaucoup de travail.

Hier j'ai été obligée de sortir encore une fois pour faire des courses, il n'y avait plus de lait, ni d'oeufs, ni de pain et presque plus de beurre. Et puis j'avais envie de jus de pamplemousse. Et de sirop d'érable pour les crêpes.

J'ai donc acheté une douzaine de pamplemousses roses. J'ai vu que les petites brioches du Carême sont arrivées. J'ai eu envie d'en prendre mais quand j'ai lu la liste d'ingrédients chimiques plus la quantité de sucre, de gras et caetera, je me suis dit qu'il serait peut-être temps que j'essaie d'en faire.

Ainsi donc, hier soir vers 11 heures, je me suis consacrée aux saintes brioches. Mais je n'ai pas fait les petites croix dessus.

J'ai mesuré et mélangé tous les ingrédients, j'ai pétri la pâte et je l'ai mise à lever au four environ 2 heures.

Ensuite j'ai abaissé la pâte, j'ai couvert le bol, avec un linge, et hop, dodo au frigo pour la nuit. Ce matin, le tout avait triplé de volume. J'ai donc versé mes futures brioches sur la planche légèrement enfarinée, j'ai découpé la pâte en morceaux avec mon grand couteau et j'ai recouvert les pièces d'un linge pour les laisser se détendre 20 minutes.

Après j'ai façonné les brioches. Bien rondes. Je les ai placées (6 petites dans un moule à muffins et le reste sur une plaque beurrée) encore une fois dans le four [fonction fermentation] et laissées là à lever une autre fois. Environ une heure plus tard, j'ai réglé la température du four à 375°F. et je l'ai mis à ON [non, j'ai pas oublié d'enlever le linge, j'en avais pas mis].

Après ça, pas grand chose. Sauf que c'était cuit et que la maison embaumait la brioche. Je les ai sorties du four et badigeonnées de beurre. Pas pu m'empêcher d'en goûter une tout de suite. Divin avec de la marmelade. Pas trop sucré. Tendre et moelleux. J'hésite à donner ma recette [une adaptation mixée personnellement de trois recettes trouvées sur le web], mais je peux donner une photo. J'en reviens pas encore d'avoir réussi mes brioches.

J'arrive de la bibliothèque. Rendu mes trois bouquins. En ai emprunté huit autres, toujours en écumant la rangée des B. Deux Blixen, un Balzac, un Beauvoir, un Jean-François Beauchemin. J'ai fait une incartade chez les H pour prendre deux Knut Hamsun parce que Bukowski en parlait souvent dans Women, et j'ai pris aussi un Louis Hamelin, parce que.

J'ai fini de lire Pulp très tard la nuit dernière. Moins aimé celui-là que les autres. Peut-être l'effet de la fatigue ou d'une overdose de Buk. Noté quelques extraits de plus in Hollywood, des réflexions sur les ivrognes, très drôles, et sur l'écriture, sur la poésie et les critiques [tous des trous du cul, écrit-il]. L'écriture comparée à la boxe. Faut le faire, mais ça tient la route. Je ne sais pas si je déposerai ces extraits ici. Ça n'a pas l'air d'intéresser grand monde. Je les ai notés dans mon journal papier. Pour le moment. Et pour les relire tranquillement et réfléchir en silence. C'est bon, très bon le silence.

Hier j'ai su grâce à la radio que c'était l'anniversaire de la mort de Gainsbourg. J'ai entendu plusieurs de ses chansons une partie de l'après-midi. Et en revenant de faire mes courses, c'était « Aux armes et caetera ». Ça met en joie. En joue. Je l'ai trouvée sur You Tube en plus.

Quelqu'un a-t-il déjà pensé à composer de la musique reggae pour notre pompeux et sirupeux « Ô Canada » ? Probablement pas. Y'a pas beaucoup de Gainsbourg par ici. J'arrive même pas à imaginer ce que ça donnerait. Oubliez ça.