93. survol

Un journal en ligne mérite-t-il toujours d'appartenir au « genre », même si son auteur n'y écrit qu'une maigre page par mois [ou presque] ? Je dirais que oui.

Mais ça dépend c'est qui le boss.

En attendant de reprendre le fil quotidien, je relisais aujourd'hui le Journal de Henry David Thoreau. Retenu, entre autres choses, ce qu'il notait en 1840 et qui déclenche en moi une manière d'inquiétante étrangeté :

Juillet.

Que le flot de chaque jour laisse un dépôt sur mes pages, comme il laisse du sable et des coquillages sur le rivage. Autant de terre ferme de plus. Ceci pourrait être le calendrier des marées de l'âme; et, sur ces pages, comme sur une grève, que les vagues jettent leurs perles et leurs algues.