73. ah, le temps...

Plusieurs jours sans ouvrir ce journal. Ça m'a manqué, c'est sûr. Pas un seul jour sans y penser. J'étais dans un état complexe, complexifié et composé à la fois de « vouloir » et de « ne pas pouvoir ». Pour plusieurs raisons toutes plus raisonnables les unes que les autres.

Je sais, je n'ai pas à me justifier. Après presque dix ans d'écriture en ligne, elle a bien le droit de faire comme elle veut, de garder le silence, de sauter des jours, des semaines et même des mois, me direz-vous. Right.

Alors, elle dit que j'étais ailleurs, occupée à d'autres occupations fort prenantes, mais j'ai tout de même pensé à vous. Je tiens à vous souhaiter à tous et à chacun qui viennent et reviennent lire mes billets, de passer un bon temps des Fêtes et plein de bonheur [fait de bonnes heures].

Hier, elle lui demande, c'est quoi d'après toi, le temps ?

Et le voilà qui s'impatiente un peu. Ben voyons le temps. C'est rien le temps. Ç'a été inventé parce qu'il y avait des jours et puis des nuits. Ils ne comprenaient pas. Alors ils ont décidé de mesurer tout ça. C'était pour..., – le travail.

Elle dit ah bon. Ce n'est que ça le temps ? Une invention pour..., – le travail ?

Oui. Il dit. Réponse terminée. Sujet clos.

Mais pas pour moi. Mon gros journal online devient trop volumineux. Hétéroclite. Touffu. Redondant. Bizarre. Informe. Plus j'avance, plus j'ai le sentiment d'en perdre le fil, qu'il s'effiloche, s'éparpille, ou je ne sais quoi.

Je n'ai donc pas beaucoup d'autre choix que de le rééditer, corriger, classer, annoter, épurer. Opération mûrement réfléchie. Si je veux qu'il survive au temps, il me faudra tout ranger les neuf et bientôt dix volumes dans le même épais cahier. Bref, j'en ai très envie.

Alors j'ai commencé par quatre pages écrites dans le temps de Noêl ces dernières années, visibles à partir du tableau de l'entête. Le reste suivra et s'empilera dans les archives [suivre le lien en bas de page] avec tout le reste. C'est un travail de moine. Je sais. Un travail en solitaire. Cela ne fait pas de moi un poor lonesome cowboy pour autant. Quoique.

Par ailleurs, j'ai passé un fort beau et tendre jour [et lendemain] de Noêl. Et vous ?