37. du ménage

J'ai entrepris le énième grand ménage de ma bibliothèque [celle d'en haut - en bas, je ne garde que les livres en cours de lecture, quelques inséparables poètes, des beaux livres et ceux qui suivent mes écritures en chantier], toujours dans l'idée de me déromantiser. 

Quand j'ai défait les cartons, après mon déménagement [ça date déjà de 2005], j'avais classé les essais avec les romans et la poésie et les contes et les biographies et les journaux. Ben c'était pas une bonne idée, je perds trop de temps à chercher. J'ai donc décidé de re-séparer les genres. Les pas de genre ou les contaminés, je leur attribue tout à fait arbitrairement une majeure et ils prennent place avec les autres bouquins, en ordre alphabétique d'auteur.

Faire du ménage dans les livres, c'est aussi une bonne idée pour enlever la poussière en passant, mais ça fait éternuer beaucoup. Gain secondaire : je déniche des livres que j'ai pas encore lus. Et à l'occasion, je rencontre des perles et des trouvailles. 

C'est ainsi que tout à l'heure, en descendant l'escalier avec une brassée de livres sauvés du rangement d'en haut, il y avait Portrait d'une jeune fille anglaise de Alain de Botton. Lu ? pas lu ? Trou de mémoire. Me semble que je l'ai lu, mais si c'est le cas, j'en ai gardé aucun souvenir. Alors je l'ouvre et qu'est-ce que je trouve ? Cette citation de Lytton Strachey [me demandez pas qui c'est, j'en ai aucune idée... par contre, si vous le savez, ne vous gênez pas pour me le dire, ça m'évitera une recherche que j'ai pas beaucoup le temps de faire] : 

« Il est peut-être aussi difficile d'écrire une bonne vie que de vivre une bonne vie ». Ouep.