48. illusione

L'avantage de me retrouver à la case départ, c'est de savoir exactement où j'en suis. Je paraphrase. Entendu quelque chose comme ça tomber de la bouche de Stanley Péan, qui citait je ne sais plus trop qui, je n'ai pas compris. Un livre, je crois. C'était à la radio, j'étais occupée à répondre à un commentaire sur le précédent billet. Justement au sujet de ma propre case départ d'hier ou d'un autre jour. Je n'ai saisi que cette phrase parmi d'autres. Que je cite sans doute de travers, comme si je l'avais détachée du discours. Perles échappées d'un collier.

tournesols

Reste plus qu'à enfiler les perles. Ouvrir la porte. Sortir dehors.

Petite promenade matinale au jardin. Avais-je oublié d'écrire au sujet de mes tournesols ? Heureusement que j'ai semé la variété naine. Mis aucun engrais, aucune forme d'amendement. Terre à peine retournée, sinon pas du tout. Eh bien ils sont plus grands que moi de quelques pieds. Des géants.

L'avantage de semer des tournesols, c'est de ne plus avoir besoin de mettre des mangeoires aux oiseaux. Ainsi, ils ne perdent pas le réflexe [ou l'habitude?] de travailler fort pour dénicher leur nourriture directement du producteur. Et ils demeurent capables de capter le signal quand il est temps de partir vers des régions plus chaudes lorsque les grands froids s'installent et que les réserves s'épuisent. Ou presque. Les nourrir artificiellement les affaiblit. Sauf en plein coeur de l'hiver, pour ceux qui vivent ici ou qui n'ont pu partir.

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[Illusione] : Bouquet de tournesols plus grands que la maison. Avec fenêtre du bureau de l'auteure [& qui d'autre], côté sud, 2e étage.

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Cette dernière photo, je l'ai prise il y a un mois. Ce sont les tournesols de ma voisine, devant la maison.

Au fond, ce n'est peut-être pas tant la maison qui m'empêche de partir, mais ce fleuve-là. Et mon petit lopin de terre par ici.